Publié le mercredi 07 octobre 2026 dans la rubrique Paris
Affrontements à Paris lors d'un sit-in étudiant en soutien aux lycéens
Ce mercredi, un sit-in organisé par des étudiants de Sciences-po à Paris, en soutien aux lycéens en manifestation depuis dix jours, a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Les événements se sont déroulés sur le boulevard Saint-Germain, au cœur du VIIe arrondissement de la capitale.
Une mobilisation colorée et engagée
Les étudiants ont exprimé leur solidarité avec des slogans variés tels que « La police nous prothèse » et « Sciences-po en lutte contre la précarisation ». Ils ont également brandi un drapeau palestinien et un panneau exigeant « financer des écoles, pas des génocides ». Cette mobilisation a réuni plusieurs centaines de personnes, mêlant étudiants de la prestigieuse école et lycéens, qui ont bloqué l’accès aux locaux de la rue Saint-Guillaume.
Des tensions avec les forces de l'ordre
En fin de matinée, la situation s'est tendue lorsque les forces de l’ordre ont tenté d'évacuer le boulevard Saint-Germain, où les manifestants avaient érige des barricades avec des poubelles et des éléments d’échafaudage. L’ambiance, d'abord festive, a rapidement changé alors que des affrontements ont éclaté. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répondu par des chants et des slogans, la Marseillaise résonnant au milieu des tensions.
La présence des élus
Des députés de La France Insoumise, tels qu’Antoine Léaument, Thomas Portes et Gabrielle Cathala, se sont joints à la mobilisation. Ils ont apporté des bouteilles d’eau et des sandwichs, et se sont interposés physiquement entre les manifestants et la police. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, on les voit chanter la Marseillaise avec les manifestants, soulignant ainsi leur soutien à la cause.
Une chaîne humaine face aux gendarmes
Plusieurs étudiants ont formé une chaîne humaine à quelques centimètres des gendarmes, créant un face-à-face tendu. Les forces de l’ordre ont renouvelé leurs appels à quitter les lieux, mais la détermination des manifestants est restée forte, malgré les tensions. Les affrontements ont causé des blessures mineures de part et d’autre, témoignant de la gravité de la situation.
Des mobilisations ailleurs en France
Les manifestations n'ont pas seulement eu lieu à Paris. À Aix-en-Provence, des étudiants ont occupé l’entrée de leur institut, tandis qu'à Strasbourg, ceux du campus de Cardo se sont mobilisés sans incidents majeurs. Ces actions coordonnées témoignent d'un mouvement étudiant national en pleine expansion, alors que les syndicats appellent à une nouvelle journée d'action.
Un appel à la mobilisation persistante
Alors que la situation à Paris se calme, les syndicats lycéens et étudiants prévoient d’autres mobilisations. Le gouvernement, de son côté, multiplie les efforts pour apaiser les tensions. La lutte pour des conditions d’études améliorées et contre la précarisation des jeunes continue de rythmer l’actualité et les esprits, tant chez les étudiants que chez les lycéens mobilisés dans toute la France.


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