Publié le jeudi 24 septembre 2026 dans la rubrique Paris
Attentat de la Tour Eiffel en 2023 : les investigations rouvertes à la demande de la défense
Les investigations concernant l’attaque meurtrière survenue près de la tour Eiffel en décembre 2023 ont été relancées. Cette décision fait suite à une demande de la défense du suspect, souhaitant que l'état mental d'Armand Rajabpour-Miyandoab soit réévalué, comme l'a rapporté l'AFP le 23 septembre.
Un acte tragique
Le 2 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab a été accusé d'avoir tué un touriste germano-philippin avec un couteau et d'avoir blessé deux autres personnes à l’aide d’un marteau. À 26 ans, cet individu, né à Neuilly-sur-Seine de parents réfugiés iraniens, a été placé en détention provisoire le 6 décembre. Il fait face à des charges graves, incluant l'assassinat et des tentatives d'assassinat, en lien avec des activités terroristes.
Une défense contestée
Le parquet national antiterroriste (Pnat) avait requis un procès pour Rajabpour-Miyandoab, mais la défense a plaidé pour une réévaluation de son état psychiatrique. Ses avocates, Clémentine Perros et Léa Dordilly, n'ont pas souhaité commenter la situation, laissant planer un flou sur la stratégie de défense.
Des antécédents préoccupants
Rajabpour-Miyandoab n'est pas un inconnu des services de renseignement. En effet, il avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour un projet d’action violente à La Défense en 2016. À cette époque, il avait été placé sous une injonction de soins, impliquant un suivi psychiatrique rigoureux. Cependant, la mise en œuvre de cette injonction s'est révélée difficile, soulevant des questions sur le respect de cette obligation par le suspect.
Un suivi médical contesté
Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérald Darmanin, avait exprimé des préoccupations sur la gestion psychiatrique de Rajabpour-Miyandoab, qualifiant la situation de « ratage psychiatrique ». Lors de sa garde à vue, le suspect avait évoqué avoir envisagé plusieurs cibles, notamment des sites juifs, ce qui a amplifié les inquiétudes concernant sa radicalisation.
Des signaux d'alarme ignorés
En octobre 2023, la mère du suspect a alerté la police sur un changement de comportement inquiétant chez son fils, notant qu'il se repliait sur lui-même. Malgré ses inquiétudes, les tentatives de le faire examiner médicalement et de l'hospitaliser d’office n'ont pas abouti, faute de troubles avérés selon les autorités.
Les récentes réouvertures d’investigations soulèvent des interrogations sur la manière dont les cas de radicalisation et de santé mentale sont gérés par les services de sécurité. Les prochaines étapes du procès pourraient apporter davantage de clarté sur cette affaire tragique.


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