Publié le mardi 25 août 2026 dans la rubrique Paris
Cergy-Pontoise : Débat autour du projet de trois parcs d'attractions
Le projet de trois parcs d'attractions, annoncé le 24 août dernier, suscite un vif débat à Cergy-Pontoise, située dans le Val-d'Oise. Ce développement, qui représente un investissement de six milliards d'euros et pourrait générer jusqu'à 22 000 emplois, a été rendu public en pleine visite du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, à l'Élysée. Le choix de Cergy-Pontoise, en raison de sa liaison directe avec Paris et de la disponibilité de foncier, a retenu l'attention.
Des souvenirs d'un parc mythique
Cergy-Pontoise n'est pas étrangère aux parcs d'attractions. En effet, c'est ici qu'a ouvert Mirapolis, le premier parc à thème français, en 1987. Ce parc, qui a fermé après seulement cinq saisons, est resté dans les mémoires des habitants. Tony, un artisan de passage, exprime son enthousiasme : "C'est Dragon Ball Z, c'est toute une famille, toute une histoire." Sa joie est partagée par Magali, une habitante de Courdimanche, qui rêve déjà d'un avenir coloré, arborant une perruque bleue comme le personnage de Bulma. Elle espère que ce projet va revitaliser sa commune de 7 000 habitants.
Des craintes face à l'afflux de touristes
Cependant, tous les avis ne sont pas unanimes. Catherine, une cliente de la pharmacie de La Louvière, exprime ses doutes : "C'est saturé de partout. Ça me fait mal au cœur pour la campagne, les champs qui vont disparaître." Les préoccupations concernant la circulation sont également partagées. Julien, motard et habitant, se demande comment gérer l'afflux de touristes. "Le soir, c'est déjà bouché. Ça va créer des agréments," souligne-t-il. Les inquiétudes sur l'impact sur le quotidien des riverains se font donc entendre.
Un développement économique prometteur
Pour Jean-Paul Jeandon, maire de Cergy, ce projet représente une opportunité précieuse. Il évoque les améliorations des infrastructures, notamment le tramway T13 et les liaisons de bus entre Roissy et Cergy-Pontoise. "Cela va accélérer tout ce que nous demandons depuis des années sur le RER A," affirme-t-il. Dans un département où 16 000 jeunes entrent sur le marché du travail chaque année, ce chantier pourrait véritablement dynamiser l’économie locale.
Les répercussions sur le tissu commercial local
Daisy Yaïch, conseillère municipale, aborde les effets néfastes que ce projet pourrait avoir sur le commerce local. "Les grandes enseignes débarqueront et le petit commerce disparaîtra," prédit-elle. Elle craint que Cergy-le-Haut se transforme en zone touristique, délaissant les commerces de proximité. Les avis divergent sur la façon dont ce projet pourrait remodeler le paysage économique de la région.
Une transition délicate pour les habitants
Actuellement, quelques familles de gens du voyage occupent la friche où les parcs devraient voir le jour. Le préfet et le maire ont rencontré des représentants de cette communauté pour discuter des solutions envisagées afin de les reloger. Cette phase de transition constitue un enjeu social important, car elle engage la responsabilité des autorités locales envers leurs concitoyens.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.