Publication le 7 juin 2026 · Mis à jour le mardi 09 juin 2026 dans la rubrique Paris
<h1>Nuit Blanche : la maire du 10e arrondissement agressée par des militants de Civitas</h1>
Violences lors de la Nuit Blanche : la maire du 10e arrondissement agressée
Le samedi 6 juin, la Nuit Blanche à Paris a été entachée par des violences survenues dans le 10e arrondissement. La maire, Alexandra Cordebard, a été agressée par un groupe de militants intégristes d'extrême droite alors qu'elle tentait d'assister à l'ouverture d'une installation artistique à l'église Saint-Laurent.
Les faits de l'agression
Peu avant 19 heures, un groupe d'environ trente individus, identifié comme appartenant au collectif catholique Civitas, a cherché à empêcher l'entrée du public dans l'église. Ces militants ont organisé une prière de rue aux abords de l'édifice, qui est une propriété de la ville de Paris, avant de prendre à partie les élus présents. Alexandra Cordebard a déclaré sur un réseau social : « J'ai été bousculée avec mon équipe. J'ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d'entrer. »
À la suite de ces événements, la mairie de Paris a annoncé son intention de porter plainte, dénonçant les actes de violence perpétrés par ces militants. La tension a culminé avec l'interpellation de six personnes, dont deux sont soupçonnées de violences volontaires contre des élus.
Réactions et conséquences
Les élus, dont la maire du 10e arrondissement et le député écologiste Pouria Amirshahi, ont décidé de porter plainte après avoir été bousculés. La mairie a également condamné fermement ces actes, les qualifiant d’attaques inacceptables. Au lendemain des faits, la maire a exprimé son inquiétude pour son arrondissement, se disant « ciblée régulièrement » par des groupes d'extrême droite.
Les forces de l'ordre ont été mobilisées pour rétablir l'ordre, et des mesures ont été prises pour assurer la sécurité des événements publics à Paris. Les violences survenues lors de cette Nuit Blanche soulèvent des questions sur la sécurité des élus et des citoyens face à des manifestations parfois violentes.
Un contexte préoccupant
Cette agression s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre différents groupes idéologiques à Paris et dans toute la France. Civitas, qui se définit comme un mouvement catholique traditionaliste, a souvent été critiqué pour ses actions contre des événements ou des installations artistiques qu'ils jugent contraires à leurs valeurs. La mairie de Paris a déjà eu à faire face à plusieurs perturbations de ce type, ce qui soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression artistique et à la sécurité des événements culturels.
Les autorités locales doivent maintenant réévaluer les mesures de sécurité et de prévention pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent, garantissant ainsi la sécurité et la liberté des activités culturelles dans la capitale.

