Publié le vendredi 19 juin 2026 dans la rubrique Paris
Périscolaire à Paris : Rachida Dati et des élus de droite saisissent la justice après des alertes ignorées
Périscolaire à Paris : une situation préoccupante
À Paris, la question de la gestion du périscolaire prend une tournure judiciaire. Après des alertes lancées par la gauche, une vingtaine d'élus de droite, menée par Rachida Dati, se sont tournés vers la justice pour dénoncer des manquements dans la protection des enfants.
Une saisie de la justice par des élus de droite
Le 11 juin, les élus, parmi lesquels Rachida Dati, maire (LR) du VIIe arrondissement, ont adressé un courrier à la procureure de la République de Paris. Ils ont invoqué l'article 40 du Code de procédure pénale, qui oblige toute autorité à signaler des crimes ou délits dont elle a connaissance. Cette démarche fait suite à des préoccupations persistantes concernant la sécurité des enfants dans le cadre périscolaire.
Des alertes ignorées depuis 2015
Les élus de droite affirment que, depuis 2015, plusieurs alertes relatives à des infractions graves mettant en danger l'intégrité physique et morale des enfants auraient été portées à l'attention des responsables de la Ville de Paris, y compris Emmanuel Grégoire et Anne Hidalgo. Selon eux, ces responsables auraient omis d’agir rapidement, malgré la gravité des faits signalés.
Un contexte inquiétant : des accusations de viol
Cette action judiciaire fait suite à la mise en examen d’animateurs d'école, dont l'un, incarcéré, a été accusé de viol sur des enfants d’école maternelle. Des plaintes avaient été formulées, notamment par un parent concernant des violences incestueuses. Rachida Dati a exprimé son indignation face à la lenteur de la réaction des autorités, soulignant que la mairie centrale avait connaissance des faits graves sans avoir pris les mesures adéquates pour protéger les enfants.
Des pressions sur des témoins soupçonnées
Dans leur courrier à la justice, les élus soulignent également des interrogations sur de possibles pressions sur des témoins ou du personnel impliqué. Ils exigent que la lumière soit faite sur les faits signalés et sur les manquements dans leur traitement, tout en appelant à la responsabilité des élus et des fonctionnaires au courant de ces situations.
Réponses des autorités
Emmanuel Grégoire, maire socialiste de Paris, a réagi à ces accusations lors d'une séance au Conseil de Paris. Il a affirmé que la justice examinera minutieusement les allégations et a rappelé qu'il n'occupait plus son poste de premier adjoint au moment des faits évoqués. Grégoire a également exprimé sa satisfaction quant à l'initiative des élus de saisir la justice, affirmant que cela permettrait de clarifier les responsabilités de chacun.
Un débat houleux au Conseil de Paris
Le sujet a suscité des tensions lors de la dernière réunion du Conseil de Paris. Rachida Dati a interpellé Emmanuel Grégoire sur sa responsabilité dans cette affaire, en lui reprochant d'utiliser son expérience personnelle pour détourner l'attention de la situation actuelle. Ce face-à-face met en lumière les divergences entre la droite et la gauche sur la gestion de cette crise.


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