Publié le mardi 04 août 2026 dans la rubrique Paris
Le Gibus prolonge son histoire avant la fermeture
Le Gibus, célèbre club parisien situé rue du Faubourg-du-Temple dans le XIe arrondissement, a récemment annoncé un report de sa fermeture définitive. Initialement prévue pour ce printemps, cette décision a été revue par son directeur, Jean-Bernard Meneboo, qui a dirigé l'établissement pendant douze ans. Fatigué par les défis du secteur nocturne, il avait prévu de quitter le navire, mais les retards administratifs liés à la reprise du club l'ont poussé à prolonger l'aventure.
Une prolongation de quelques mois
La fermeture du Gibus n'est donc pas imminente. Jean-Bernard Meneboo a décidé de continuer à faire vibrer les murs du club pour quelques mois supplémentaires. « Autant profiter des quelques mois qui restent pour pouvoir proposer des soirées LGBT à nos clients », explique-t-il. Toutefois, il a précisé que la sono sera coupée durant le mois d’août, permettant ainsi d'effectuer des travaux nécessaires.
Rénovations en vue
Le Gibus, qui a ouvert ses portes il y a plus de 60 ans, va bénéficier d'une cure de jouvence. Jean-Bernard Meneboo annonce que des travaux de rénovation sont prévus : peinture, réparation du sol, et remplacement complet du mobilier. « Les clubbeurs méritent un beau lieu », affirme-t-il, soulignant que les établissements de nuit s'abîment rapidement. Une nouvelle scénographie lumineuse est également en préparation pour faire de ces derniers mois une expérience unique.
Un club éphémère pour un temps limité
Avec ce projet de rénovation, le Gibus se transforme en un club éphémère. Meneboo veut créer une ambiance festive et accueillante avant le changement de propriétaire. Toutefois, il reste prudent sur la durée de cette prolongation, déclarant : « Cela ne durera pas jusqu’à la gay pride », qui se tient généralement en juin. Cela laisse le temps pour quelques soirées mémorables avant le passage de la main.
Un lieu chargé d'histoire
Le Gibus a marqué l'histoire musicale de Paris. Il a accueilli des artistes emblématiques de la scène rock, punk et reggae, avant de devenir un repaire pour des icônes de l’électro comme Justice ou du hip-hop tel que NTM. Depuis 2014, il s'est affirmé comme un haut lieu de la culture LGBT, offrant un espace de fête et de rencontre pour la communauté.
Un avenir incertain
Bien que le Gibus continue d'être un lieu de fête, son avenir reste à définir. Les futurs repreneurs envisagent des modifications significatives, mais il est encore trop tôt pour savoir quelle direction prendra le club. Dans tous les cas, Jean-Bernard Meneboo espère que l'établissement continuera à vivre et à s'adapter aux nouvelles attentes du public, tout en préservant son esprit festif et inclusif.


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