Publié le mercredi 12 août 2026 dans la rubrique Paris
Plainte contre la RATP : soupçons d'emplois fictifs révélés
Une nouvelle plainte à la RATP
À Saint-Denis, dans le département de la Seine-Saint-Denis, l'association AC !! Anti-Corruption a déposé une nouvelle plainte contre X, dénonçant un présumé système d’emplois fictifs à la RATP. Cette plainte, annoncée le 12 août, vise des élus parisiens et franciliens, sans distinction de bord politique.
Contexte et accusations
Cette action judiciaire intervient après une première plainte déposée contre Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, accusé de détournement de fonds publics et d’emploi fictif. Un article du Canard enchaîné a révélé que Bagayoko avait cumulé un poste à temps plein à la RATP tout en étant élu. L’association AC !! Anti-Corruption cherche à élargir son enquête aux pratiques au sein de la RATP, en soupçonnant l’existence d’un système structuré d’emplois fictifs pour des élus.
Les allégations d’AC !! Anti-Corruption
Dans cette nouvelle plainte, l’association évoque des actes de « détournement de fonds publics », de « favoritisme » et de « faux et usage de faux ». Elle s’appuie sur des éléments d’articles de plusieurs médias, dont Mediapart et Marianne, pour soutenir ses accusations. AC !! Anti-Corruption affirme que les élus concernés auraient été rémunérés pour des postes sans réelle activité, souvent sans présence ou sans fiche de poste identifiable.
Réaction de Bally Bagayoko
Bally Bagayoko a réagi vigoureusement aux accusations. Sur les réseaux sociaux, il a dénoncé une campagne médiatique à son encontre, qu’il considère comme une tentative de le discréditer politiquement. Il insiste sur le fait qu’être élu n’équivaut pas à un emploi salarié et que son mandat est conforme à la législation en vigueur.
La réponse de la RATP
La RATP a immédiatement démenti les allégations d'emplois fictifs. L'entreprise a rappelé que ses agents ne bénéficient pas d’emplois de complaisance et que la loi du 22 décembre 2025 permet la conciliation entre un mandat d’élu local et une activité professionnelle. La régie précise que les absences des élus ne sont pas rémunérées et que les recrutements, comme celui de Bagayoko, se font par des processus d’embauche standard.
Appel à la transparence
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a également réagi. Elle a demandé qu'une transparence totale soit faite sur le recrutement à la RATP, tant sur le passé que sur le présent, afin de lever les doutes concernant d’éventuels emplois fictifs. Cette demande témoigne de l'importance de l'affaire au sein de la sphère politique et publique locale.


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