Publié le mercredi 23 septembre 2026 dans la rubrique Strasbourg
La maire RN de Wittelsheim visée par une procédure de destitution de son propre camp
La maire du Rassemblement National (RN) de Wittelsheim, Raphaële Schober, se trouve dans une situation délicate. Alors qu'elle tente de gérer sa municipalité, elle fait face à une procédure de destitution initiée par des membres de son propre camp. La ville, située dans le Haut-Rhin, est au cœur d'une crise politique qui remet en question sa légitimité.
Des accusations de management toxique
Depuis son élection, Raphaële Schober est critiquée par ses colistiers pour un « management toxique ». Nicolas Benoin, son premier adjoint en charge de la police municipale et de la démocratie participative, a fait part de son mécontentement. Selon lui, les conditions de travail au sein de l'équipe municipale sont devenues insupportables. « Nous recevions des instructions contradictoires puis on nous faisait des reproches », a-t-il déclaré, illustrant ainsi un climat de travail difficile.
La procédure de destitution
Le 16 septembre, Benoin et cinq autres membres de la majorité ont signé une procédure écrite pour démettre la maire de ses fonctions. Cette action est considérée comme un « dernier recours » et est conforme au Code général des collectivités territoriales (CGCT). En s'associant à cinq élus de l'opposition, ils ont réussi à atteindre le seuil d'un tiers des voix du conseil municipal, ce qui donne davantage de poids à leur démarche.
Les tensions s'intensifient
Suite à cette initiative, la maire a décidé de reporter le conseil municipal de septembre, une décision qui a été rapportée par le journal L’Alsace. De plus, Schober a retiré les délégations à ses trois adjoints jugés dissidents, créant une fracture au sein de son équipe. Nicolas Benoin a exprimé son désarroi en déclarant : « Je suis le premier adjoint à rien ».
Un scrutin contesté
La situation est d'autant plus complexe que Raphaële Schober fait également face à deux procédures au tribunal administratif qui visent à invalider son élection. Les conseillers municipaux espèrent une décision rapide sur la validité du scrutin, avec une audience prévue à Strasbourg le 29 septembre. « On attend le résultat et ce que diront les juges », a commenté Nicolas Benoin, soulignant l'incertitude qui plane sur l'avenir de leur municipalité.
Des plans pour l'avenir
Si le tribunal devait annuler les élections, des membres du conseil municipal envisagent déjà de former des listes dissidentes. Malgré ces discussions, Benoin reste prudent et ne souhaite pas se projeter trop loin. En tant que policier, son élection est controversée et fait partie des points soulevés devant le tribunal administratif.
Silence de la maire
Contactée pour commenter cette situation, Raphaële Schober n'a pas souhaité répondre aux sollicitations. La tension au sein de la mairie de Wittelsheim continue de monter, alors que la maire semble isolée face à la révolte de ses propres collègues. L’issue de cette crise politique reste incertaine et suscite l'attente des citoyens de la commune.


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