Publié le jeudi 28 mai 2026 dans la rubrique Strasbourg
Le NPA confronté à des restrictions d'accès à la Maison des associations de Strasbourg
À Strasbourg, dans le Bas-Rhin, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) fait face à un changement de réglementation qui remet en question son accès à la Maison des associations (MDAS). Historiquement, ce lieu a été un espace de rencontre pour les membres du NPA, où ils tenaient des réunions et des événements publics.
Un changement de règlement
Jérôme Bernard, directeur de la MDAS, a annoncé que le conseil d’administration a voté un nouveau règlement intérieur en janvier 2026. Ce dernier interdit désormais la réservation de salles pour des activités jugées illégales, partisanes, syndicales ou religieuses, tout en posant un risque de prosélytisme. Les partis politiques ne peuvent plus louer ces espaces que pour des réunions internes ou des conférences, et encore avec l’accord préalable de la MDAS.
Les répercussions pour le NPA
Le NPA a récemment souhaité organiser des réunions en mai et juin 2026. Face à la décision de la MDAS, le NPA a exprimé son étonnement. Selon Jérôme Bernard, le règlement n’avait pas été appliqué avant la fin de la campagne des élections municipales afin d’éviter de désavantager certains partis. Cette restriction a donc pris tout son sens lors des nouvelles demandes du NPA.
La définition floue des réunions
Isabelle Muller, membre du NPA, a tenté de clarifier la nature des réunions souhaitées, soulignant qu'il s’agissait de rencontres internes pour discuter de la stratégie du parti en vue de l’élection présidentielle de 2027. La réponse de la MDAS a néanmoins été claire : le nouveau règlement ne permet plus de telles réservations pour les partis politiques.
Les inquiétudes des militants
Tonio Gomez, autre membre du NPA, a exprimé ses préoccupations face à cette situation. Il voit dans cette modification une tendance inquiétante pour les militants de gauche : « Il devient de plus en plus difficile de se mobiliser. La volonté de contrôle et de répression se renforce, touchant l’ensemble du mouvement social. »
Une accusation de fichage
En réaction aux demandes d’informations supplémentaires de la MDAS, le NPA a refusé de se plier à ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d'association, stipulant que cela engendre un début de fichage des membres et des participants. Jérôme Bernard a affirmé sa disponibilité pour discuter avec le NPA, mais les membres de l’organisation ne souhaitent pas compromettre leurs valeurs en fournissant des détails supplémentaires sur leurs sympathisants.

