Publié le vendredi 24 juillet 2026 dans la rubrique Suisse
Accusations de viol et soumission chimique : une onde de choc en Suisse
En Suisse, dans le canton d'Argovie, un ancien élu local de l'UDC fait face à des accusations de soumission chimique et de viols qui secouent le pays. Les faits, révélés dans la presse helvétique, présentent des similitudes troublantes avec l'affaire Pelicot en France. La classe politique suisse réclame des mesures renforcées.
Un ancien élu sous le poids de l'accusation
Incarcéré depuis 2023, cet homme est soupçonné d'avoir drogué et violé son ex-compagne, sa fille, ainsi que son ex-femme. L'acte d'accusation mentionne au moins 140 viols commis sur cette dernière. Une quatrième victime, qui aurait été sédatée sans être violée, figure aussi dans le dossier. L'ancien député UDC argovien risque la prison à perpétuité. Il bénéficie de la présomption d'innocence.
Un écho politique immédiat à Berne
Les révélations ont provoqué des réactions rapides dans les allées du pouvoir suisse. Pour les femmes PLR, les dangers liés aux drogues du viol exigent une prise de conscience accrue de la part des autorités, des institutions et de la société. Elles appellent à ne pas considérer ces actes comme de simples faits divers.
Sur Instagram, la conseillère nationale Léonore Porchet (Verte/VD) dénonce un problème systémique. Elle insiste sur la nécessité de former l'ensemble de la chaîne pénale et judiciaire aux violences sexuelles et à la soumission chimique. Une formation qui, selon elle, fait défaut.
Harmoniser les réponses cantonales
La conseillère nationale Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE) veut accélérer la mise en œuvre des mesures déjà décidées. Elle plaide pour une harmonisation de la réponse dans tous les cantons. « L'affaire Pelicot n'a malheureusement pas de frontières, constate la socialiste. On voit bien qu'en Suisse aussi, ce genre de prédateurs sexuels peut agir. » Elle souligne l'urgence de renforcer la prévention, le dépistage et le soutien aux victimes.
Le détournement de médicaments légaux en question
Le conseiller national et pharmacien Thomas Bläsi (UDC/GE) avance une piste concrète. « Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de cas, parce qu'il n'y a pas tellement de cas qui sont détectés », remarque-t-il. Il propose de sécuriser les ordonnances électroniques. Selon lui, certains médicaments légaux, achetés dans différentes pharmacies via des ordonnances électroniques utilisées plusieurs fois, sont détournés pour commettre ces actes. Sa proposition sera débattue au Conseil national lors d'une prochaine session. De son côté, le Conseil fédéral estime que les garde-fous actuels sont suffisants.
Un rappel clair des experts
Marc Augsburger, responsable de l'unité de toxicologie du Centre universitaire romand de médecine légale, rappelle une évidence. Administrer à quiconque une substance psychoactive est totalement illégal. Un rappel nécessaire alors que le débat sur la prévention et la répression de la soumission chimique s'ouvre en Suisse, porté par l'onde de choc venue de France.


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