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Publié le lundi 13 juillet 2026 dans la rubrique Suisse

À un an des élections fédérales, le dilemme des députés suisses entre réélection et retrait

À un an des élections fédérales, les députés suisses hésitent à se représenter ou à passer le flambeau. Limite de mandats, ambition et stratégie : plongée dans les coulisses du Palais fédéral à Berne.

À un an des élections fédérales, la question de la représentation au sein du Conseil national se pose avec acuité. À Berne, un parlementaire sur quatre est remplacé lors des élections, que ce soit par choix personnel, par échec ou en raison de règles internes des partis. Cela se vérifie notamment dans le canton du Valais, où le PLR impose une limite de trois mandats pour ses élus. Cela signifie que certains, comme Philippe Nantermod, devront quitter le Palais fédéral à la fin de leur mandat.

Les réflexions des parlementaires

À l'approche des élections prévues pour le 24 octobre 2027, la plupart des députés interrogés par la RTS commencent à réfléchir à leur avenir. La durée de leur mandat, qui exige un engagement de quatre ans, pèse dans leur décision. Les députés jonglent entre leurs responsabilités parlementaires et leurs vies professionnelles, car le système suisse repose sur le principe de milice.

Motivation et engagement

La motivation joue un rôle crucial dans la décision de se représenter. Delphine Klopfenstein Broggini, conseillère nationale des Verts, évoque l'importance de croire en la nécessité de changement. Elle se dit prête à s'engager dans la campagne à venir, notamment pour promouvoir une meilleure représentation des femmes et des forces progressistes. Son engagement est clair : "Il y a un énorme travail à faire".

Le passage de flambeau

Certains élus, comme Brigitte Crottaz du PS, préfèrent envisager le passage de flambeau. Après dix ans au Conseil national, elle estime qu'il est temps de laisser la place aux jeunes. Crottaz se dit satisfaite de sa dernière législature, mais elle reconnaît les défis persistants au sein de la commission de la santé, où elle a siégé. Elle souligne la nécessité de forces vives pour continuer à avancer.

Indécision et stratégie

D'autres parlementaires expriment une certaine indécision. Roger Golay, conseiller national du MCG, indique qu'il n'a pas encore pris sa décision. Pour lui, cela dépendra de plusieurs facteurs, dont les candidats qui se présenteront. Il est conscient que la dynamique des candidatures peut influencer sa propre décision.

Vers de nouvelles opportunités

Siéger à Berne ouvre parfois d'autres perspectives. Marie-France Roth Pasquier, conseillère nationale du Centre, envisage de se porter candidate au Conseil d'État fribourgeois. Elle apprécie le travail exécutif et pense que ce poste pourrait mieux lui convenir. Son avenir au Parlement dépendra des résultats de cette élection régionale.

La nécessité de la discrétion

Enfin, certains élus ont choisi de ne pas communiquer leur décision à la RTS. Annoncer son départ prématurément peut avoir des répercussions, comme une diminution des sollicitations pour des projets ou une perte de poids dans les débats. Pour ces parlementaires, il est crucial de rester stratégique et de faire les annonces au moment opportun.


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