Publié le vendredi 02 octobre 2026 dans la rubrique Suisse
Guy Parmelin, le terrien vaudois propulsé au sommet de l'Etat
Né le 9 novembre 1959 à Bursins, un charmant village de la Côte vaudoise, Guy Parmelin est le fils de vignerons et a grandi dans un milieu agricole. Après avoir obtenu une maturité gymnasiale, il a choisi de se former comme agriculteur, une décision qui l'a conduit à exploiter un domaine viticole familial. Marié et sans enfants, il incarne un portrait atypique d’un homme politique ancré dans ses racines.
Débuts en politique
Guy Parmelin a fait ses premiers pas en politique dans les années 1990, à une époque où l'Union démocratique du centre (UDC) n'était pas encore bien implantée en Suisse romande. Il commence par siéger au Conseil général de Bursins avant de rejoindre le Grand Conseil vaudois de 1994 à 2003. À cette période, il prend également la tête de l'UDC vaudoise entre 2000 et 2004, renforçant ainsi son influence locale.
Ascension au niveau fédéral
Sa carrière fédérale débute en 2003 avec son élection au Conseil national, où il sera réélu trois fois. Bien qu'il tente d'accéder au Conseil des États sans succès, il reste actif à la Chambre du peuple tout en intégrant la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique. Un temps pressenti pour le Conseil d'État vaudois, il choisit finalement de se consacrer à sa carrière à Berne.
Élection au Conseil fédéral
Le 9 décembre 2015, Guy Parmelin est élu au Conseil fédéral lors d'un troisième tour face à Thomas Aeschi et Norman Gobbi. Son élection marque le retour de l'UDC au gouvernement après sept ans d'absence, ainsi que le retour du canton de Vaud au Conseil fédéral, 17 ans après Jean-Pascal Delamuraz. À ce jour, il reste le seul membre romand de l'UDC à avoir siégé au gouvernement suisse.
Rôles ministériels
À son arrivée au gouvernement, il prend la direction du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) pendant trois ans. En 2019, il succède à Johann Schneider-Ammann au Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), poste qu'il occupe jusqu'à présent.
Une année présidentielle sous le signe du Covid
2021 devait être l'année phare de sa carrière avec la présidence tournante du Conseil fédéral. Cependant, la pandémie de Covid-19 impose des restrictions qui limitent ses déplacements et ses interactions. Malgré cela, Guy Parmelin réussit à communiquer efficacement, abordant des sujets cruciaux tels que les mesures sanitaires et les aides économiques. Son équilibre entre les attentes de son parti, majoritairement opposé aux mesures, et son rôle au sein du gouvernement suscite l'admiration.
Un sommet mémorable
Un des moments marquants de sa présidence est le sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève. Accueillant les deux dirigeants, Parmelin se positionne sur la scène internationale, illustrant le rôle de la Suisse comme médiateur. La photographie le montrant au milieu des deux leaders est largement diffusée, témoignant de l'importance de cette rencontre pour les relations internationales.
Évolution de son image
Au fil des ans, Guy Parmelin a su s'imposer dans ses fonctions. Initialement critiqué pour ses maladresses verbales et ses compétences linguistiques, il est désormais perçu comme un homme de dialogue et de compromis, capable de réunir et d'écouter, même au-delà de son propre parti. Sa convivialité et son accessibilité lui ont valu une réputation positive, tant au sein des cercles politiques qu'auprès du grand public.


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