Publié le samedi 16 mai 2026 dans la rubrique Suisse
Parmelin dénonce les droits de douane de l'UE sur l'acier et leurs impacts sur l'économie suisse
Guy Parmelin, président de la Confédération suisse et représentant du canton de Vaud, a récemment exprimé des inquiétudes concernant la décision de l'Union européenne (UE) d'imposer des droits de douane sur l'acier. Cette mesure, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, vise à protéger le secteur de l'acier européen en réduisant de moitié les volumes d'importation en franchise de droits, impactant ainsi aussi les producteurs suisses fortement intégrés dans la filière.
Impact sur les chaînes d'approvisionnement
Parmelin a mis en garde contre les conséquences de ces mesures, qualifiant leur adoption d’« inacceptable ». Selon lui, l'intégration de la Suisse dans les chaînes d'approvisionnement de l'acier, notamment dans des secteurs stratégiques comme l'industrie spatiale, pourrait transformer ces nouvelles régulations en un « autogoal ». Ce terme souligne l’effet néfaste que ces tarifs pourraient avoir sur l'économie helvétique et la coopération transfrontalière.
Négociations avec l'UE et recherche de nouveaux quotas
Le gouvernement suisse prévoit de discuter d’un ajustement des quotas d'importation dans le cadre des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce. Ces discussions seront essentielles pour minimiser l'impact des nouvelles taxes douanières sur l'acier. Parmelin a rappelé que ces questions viennent s'ajouter à celles déjà sensibles dans le cadre du paquet de traités en cours de négociation avec l'UE, rendant la situation encore plus délicate pour les négociateurs suisses.
Conséquences financières sur les allocations de chômage
Outre la question de l'acier, Parmelin a également abordé les répercussions d’un nouveau règlement européen sur les allocations de chômage à destination des travailleurs frontaliers. Le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) prévoit que cette mesure pourrait coûter jusqu'à 900 millions de francs suisses par an à la Suisse. Le président a souligné que de telles décisions nuit à la recherche de solutions convenables pour les parties impliquées.
En ce qui concerne les négociations commerciales avec les États-Unis, leur complexité persiste. Parmelin a souligné que l'incertitude liée à la jurisprudence de la Cour suprême américaine complice de cette difficulté. À l’heure actuelle, la Confédération attend une réponse des autorités américaines après avoir formulé des demandes écrites. Parmelin s’est montré pragmatique, précisant que la Suisse navigue dans un climat d'incertitude quant aux motivations et décisions américaines. Cette conjoncture exige une vigilance accrue de la part du gouvernement suisse.

