Publié le lundi 27 juillet 2026 dans la rubrique Suisse
Pascal Couchepin défend le Valais après la tragédie de Crans-Montana
Une polémique agite le Valais après la tragédie du Nouvel An à Crans-Montana. L'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin monte au créneau pour défendre son canton. Dans une interview au «SonntagsBlick», l'homme de 84 ans dénonce un traitement médiatique qu'il juge inéquitable.
Le Valais, cible trop facile selon Couchepin
Pascal Couchepin ne minimise pas la catastrophe qui a frappé Crans-Montana le soir du Nouvel An. Le bilan est lourd : 41 morts et 115 blessés. «Une terrible tragédie», admet l'ancien président de la Confédération, qui adresse ses pensées aux victimes, aux survivants et aux familles. Mais il refuse de laisser son canton subir seul les critiques.
«Lorsqu'un problème survient en Valais, on a vite fait de l'accuser de défaillance structurelle. Dans d'autres cantons, la réaction est souvent plus mesurée», lance-t-il. Selon lui, un «deux poids, deux mesures» s'applique. Figure du PLR, il ne prétend pas que le Valais est irréprochable, mais il interroge : pourquoi tant de sévérité ?
Zurich en ligne de mire
L'ancien conseiller fédéral pointe du doigt «certains journaux zurichois». Il cite le scandale de l'Hôpital universitaire de Zurich. Entre octobre 2014 et mai 2020, quelque 70 décès ont été constatés en cardiologie à la suite d'erreurs chirurgicales. «Pourquoi le gouvernement zurichois n'est-il pas tenu responsable ? Qu'en est-il de la défaillance des autorités ?» interroge-t-il. Le parallèle est clair : pour Couchepin, les médias alémaniques auraient traité le Valais avec bien moins d'indulgence.
Des questions qui restent entières sur le drame de Crans-Montana
Cette sortie médiatique ne signifie pas que Pascal Couchepin ferme les yeux sur les failles possibles. «La justice fera son œuvre et les responsables seront condamnés», assure-t-il. Mais il exige aussi des réponses sur d'éventuelles négligences de l'administration valaisanne ou des communes.
Les interrogations sont précises. Pourquoi l'administration cantonale n'a-t-elle pas donné l'alerte lorsque les rapports annuels ont disparu, notamment ceux de Crans-Montana ? Pourquoi les communes n'ont-elles pas été soumises à des contrôles plus stricts ? Que savait-on réellement ? Qu'est-ce qui aurait pu être évité ? «Ces questions doivent être élucidées», conclut Pascal Couchepin.
L'ancien conseiller fédéral ne se contente donc pas de défendre le Valais contre ce qu'il perçoit comme une injustice médiatique. Il attend aussi que la lumière soit faite sur les responsabilités locales. Un équilibre délicat entre fierté cantonale et exigence de vérité.


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