Publié le samedi 26 septembre 2026 dans la rubrique Toulouse
Élection sénatoriale en Haute-Garonne ce dimanche : à qui profitera la division ?
Ce dimanche, la Haute-Garonne se prépare à un scrutin sénatorial crucial, avec cinq sièges à pourvoir. Actuellement, la représentation est partagée entre les Républicains, le Parti socialiste et une formation centriste. La droite détient deux sièges avec Alain Chatillon et Brigitte Micouleau, tandis que Claude Raynal et Emilienne Poumirol représentent le PS. Pierre Médevielle, investi par les groupes du centre, a remporté le cinquième siège en 2020.
Un rapport de force incertain
Les 3 325 grands électeurs voteront ce dimanche, mais le résultat demeure incertain. Avec dix listes en présence, la division à droite comme à gauche complique les pronostics. Les deux blocs politiques principaux espèrent chacun revendiquer trois sièges, mais la concurrence accrue pourrait bouleverser leurs ambitions.
La droite en quête d'une alliance
La droite semblait initialement en bonne position grâce à sa victoire aux municipales à Toulouse. Jean-Luc Moudenc a constitué une liste alliant centre et droite, avec Pierre Médevielle en tête, suivi de Brigitte Micouleau et Vincent Terrail-Novès. Cependant, la candidature de Dominique Faure, maire de Saint-Orens, a perturbé cette dynamique. Pierre Lattard, ancien collaborateur d'Alain Chatillon, a également formé une liste concurrente avec Christine Gennaro-Saint, qui a quitté la présidence des LR pour s'opposer à l'alliance avec le centre.
Les enjeux à gauche
Du côté de la gauche, le Parti socialiste n’a pas réussi à s’entendre avec les communistes ni avec les écologistes. Néanmoins, une alliance avec les radicaux de gauche a permis de placer Magali Gasto Oustric en deuxième position sur la liste. Thierry Suaud, maire de Portet, et Jacques Oberti, député, ont dû négocier pour éviter des tensions internes, chacun souhaitant la tête de liste. La liste du PCF avec Catherine Peyge et celle des écologistes, qui soutiennent Marc Péré, ajoutent à la complexité du paysage électoral.
Des candidatures variées
En plus des principales listes, des candidatures sans étiquette, ainsi que des listes régionalistes et du RN, viennent enrichir l’échiquier. José Sanchez Perez, Jean-Luc Davezac et Béatrice Mazel pour Reconquête sont également en lice. Cette diversité pourrait redistribuer les cartes et créer des surprises lors des résultats.
Les préoccupations des élus locaux
Les candidats parcourent le terrain à la rencontre des élus locaux pour recueillir leurs préoccupations. Thierry Suaud et Pierre Médevielle s'accordent à dire que les finances publiques et la considérable diminution des moyens accordés par l'État sont des sujets majeurs. Alors que les collectivités locales se voient demander de contribuer au redressement des comptes publics, ces élus ressentent une détérioration des relations avec les services de l'État. Thierry Suaud dénonce la future ponction sur les budgets locaux, tout en mettant en lumière les "cadeaux fiscaux" accordés aux entreprises.


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