Publié le lundi 19 octobre 2026 dans la rubrique Toulouse
Toulouse : Un rassemblement pour la paix et la sécurité publique
Mobilisation à Toulouse
Le 19 octobre, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a organisé un rassemblement place du Capitole pour dénoncer les violences survenues lors des manifestations du 17 octobre. Environ 150 personnes se sont réunies, soutenues par une vingtaine de CRS et policiers municipaux. Ce rassemblement, initié par l'Association des maires de France, avait pour but de réaffirmer l'importance des manifestations pacifiques.
Des perturbations durant le discours
Alors que le maire débutait son allocution, un groupe d'environ 25 personnes a tenté de perturber la réunion en scandant "Siamo tutti antifascisti". Ce groupe a rapidement été évacué par les forces de l'ordre, permettant à Moudenc de poursuivre sans interruption.
La responsabilité de l'extrême gauche
Jean-Luc Moudenc a pointé du doigt l'extrême gauche, qu'il considère responsable des violences ayant eu lieu. À ses yeux, ces actes détournent les manifestations de leur objectif initial. Il a également averti que cette situation pouvait profiter à l'extrême droite. "Les extrêmes se rejoignent", a-t-il déclaré, exprimant son inquiétude face à un éventuel choix électoral entre deux extrêmes.
Appel à des mesures concrètes
Le maire a insisté sur la nécessité de renforcer l'ordre public avec des mesures adaptées. Selon lui, les casseurs se déplacent de manière trop agile, ce qui complique l'intervention des forces de l'ordre. Moudenc a suggéré de créer des unités plus mobiles au sein de la police nationale. Il a également proposé d'interdire la dissimulation des visages lors des manifestations, affirmant que toute contestation devrait se faire de manière transparente.
Réflexions sur la jeunesse et la sécurité
Une autre mesure évoquée par Moudenc concerne l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs. Il a rapporté des témoignages de commerçants ayant observé des jeunes de moins de 15 ans participer à des actes de violence et de pillage. Cette situation soulève des préoccupations quant à la sécurité publique et à la nécessité de protéger les commerces.
Soutien des habitants
Dans le public, de nombreux habitants ont exprimé leur soutien envers les commerçants touchés par les dégradations. Une riveraine a partagé son sentiment d'impuissance face à la violence gratuite observée durant six heures, tandis qu'un autre participant a décrit la situation comme une atteinte à la République. Les dégâts dans les rues ont suscité un profond malaise au sein de la communauté.
Des messages sur les pancartes
Tout au long du discours, des pancartes ont été visibles, affichant des messages tels que "Merci les flics" et "Piquemal coupable", en référence au député des Insoumis. Ce rassemblement à Toulouse s'est inscrit dans un mouvement plus large, avec des manifestations similaires organisées dans d'autres communes de Haute-Garonne, comme Castelmaurou, Tournefeuille et Colomiers.


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