Publié le jeudi 15 octobre 2026 dans la rubrique Toulouse
Huit mois après sa sortie de prison, le Botch, l'ancien grand patron de la cité de Varèse à Toulouse, arrêté en quad entre la France et l'Espagne avec 237 kilos de résine
Hamza Abbou, surnommé "le Botch", a été arrêté dans la nuit du 13 au 14 octobre, près de Collioure, alors qu'il traversait la frontière entre la France et l'Espagne à bord d'un quad. Âgé de 31 ans, cet ancien grand patron du trafic de drogue à Varèse, un quartier de Toulouse, a été intercepté avec 237 kilos de résine de cannabis.
Retour sur le parcours judiciaire d'Hamza Abbou
Hamza Abbou avait promis, lors de son procès en novembre 2020, de tourner la page après avoir purgé sa peine de prison de trois ans. Son passé criminel est marqué par une série de condamnations totalisant 22 années, réduites à dix ans. Libéré en mars 2026, il s'était installé en Espagne, où il devait rester à l'écart de la France.
Une arrestation qui réveille de vieux souvenirs
Cette nouvelle interpellation remet en lumière un personnage bien connu des forces de l'ordre toulousaines. Ancien plombier, Abbou avait gravi les échelons d'un des points de deal les plus lucratifs de Toulouse entre 2014 et 2017. De guetteur, il était devenu responsable, affichant des revenus personnels de 10 000 euros par mois. Les enquêteurs avaient estimé que le trafic à Varèse générait environ 25 000 euros par jour.
Un trafic innovant et audacieux
Le point de vente de Varèse était également reconnu pour ses méthodes de commercialisation innovantes. Abbou avait introduit des pochettes siglées, des flyers et des promotions sur les réseaux sociaux, faisant de Varèse une véritable marque. Cette stratégie visait à fidéliser la clientèle tout en garantissant la qualité des produits.
Des démêlés avec la justice
En 2016, son arrestation par le Raid, alors qu'il était suspendu à un balcon avec 150 000 euros en liquide, avait fait grand bruit. Cette capture lui avait valu une réputation de "mythe" dans le milieu, même si son avocat affirmait que l'image de l'homme était exagérée. Après plusieurs années de cavale, il avait été repris par la justice en septembre 2020 lors d'un contrôle routier, alors qu'il faisait l'objet de trois mandats d'arrêt.
De nouvelles accusations à la clé
Outre son implication dans le trafic de cannabis, Abbou avait été lié à une affaire d'armes en 2018, avec la découverte de fusils-mitrailleurs dans le garage d'une jeune femme. À l'issue de ce dossier, il avait écopé de cinq ans de prison pour les armes et de neuf ans pour les stupéfiants. Aujourd'hui, son arrestation avec 237 kilos de résine de cannabis ouvre un nouveau chapitre judiciaire, dont les conséquences restent à définir.


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