Publié le mercredi 17 juin 2026 dans la rubrique Toulouse
Huit décès tragiques aux passages à niveau en Haute-Garonne : la préfecture tire la sonnette d'alarme
Huit personnes ont perdu la vie depuis le 1er janvier 2026 sur les passages à niveau de la Haute-Garonne. Un bilan qui alerte la préfecture et la SNCF Rue, alors que l'année 2025 avait déjà enregistré cinq décès. Ce mardi après-midi, une opération de sensibilisation s'est tenue au passage à niveau du boulevard Déodat-de-Séverac, à Toulouse.
Une opération ciblée sur un axe à forte fréquentation
Automobilistes, piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes ont été interpellés directement par les agents présents. Le site a été choisi pour son trafic dense : environ 10 000 véhicules et une trentaine de trains y circulent chaque jour.
David Foltz, directeur de cabinet du préfet de la Haute-Garonne, a lancé un avertissement clair : "On est sur une dynamique mortifère qu'il faut tout de suite interrompre." Il a insisté sur la nécessité de "rappels à l'ordre" auprès de tous les usagers.
Des comportements pointés du doigt
Pour la SNCF, les infrastructures ne sont pas en cause. Thomas Hernandez, directeur régional de SNCF Réseau Occitanie, l'affirme : "98 % des accidents sur des passages à niveau sont liés à de mauvais comportements des conducteurs."
Le représentant de la préfecture a également précisé qu'une grande majorité des décès recensés depuis le début de l'année était liée à des suicides.
"À chaque fois, ce sont des drames et des traumatismes", a ajouté David Foltz. "C'est un drame pour les victimes et leurs proches, mais aussi pour les secours, les agents ferroviaires et les personnes qui assistent à ces accidents."
Des consignes de sécurité rappelées sur le terrain
L'opération a permis de transmettre des gestes précis aux usagers. En cas d'urgence, les barrières d'un passage à niveau peuvent être forcées avec un véhicule pour évacuer la zone dangereuse. Chaque installation dispose d'un téléphone d'alerte permettant de joindre directement un agent SNCF.
Autre rappel crucial : un train circulant entre 80 et 100 km/h peut nécessiter près d'un kilomètre pour s'arrêter. Une distance qui laisse peu de marge aux imprudents.
La SNCF a également rappelé que le franchissement d'un passage à niveau fermé est passible d'une amende de 135 euros et d'un retrait de quatre points sur le permis de conduire.

