Publié le mercredi 24 juin 2026 dans la rubrique Toulouse
Vol Toulouse-Oran annulé : des dizaines de passagers abandonnés dans l'aérogare après une attente insoutenable
Myriam, une passagère de 47 ans, devait embarquer à Toulouse pour se rendre au mariage de son frère en Algérie. Son vol, prévu pour 13 heures, a été retardé puis annulé, plongeant des centaines de voyageurs dans le désarroi. Le vol AH1077, opéré par Air Algérie, a connu des difficultés majeures, laissant ses passagers dans une situation précaire, notamment en raison de la chaleur insupportable à l'intérieur de l'avion.
Une attente interminable
Initialement, le vol était prévu à 13 heures, mais le départ a été repoussé d'une heure. Myriam a observé que l'avion, arrivé d'Oran, a bien déchargé ses passagers. Après un nettoyage rapide, elle et les autres voyageurs ont été invités à embarquer vers 14 heures. Malheureusement, l'expérience à bord s'est rapidement transformée en cauchemar. "Il faisait 42 degrés. La climatisation ne fonctionnait pas. Heureusement, j'avais un éventail", raconte-t-elle.
Des réactions exacerbées
La chaleur insupportable a provoqué des tensions parmi les passagers. "Les gens commençaient à s'énerver. Ils criaient pour qu'on ouvre les portes", se souvient-elle. Le personnel de bord a fini par céder et a permis aux passagers de sortir de l'avion, les renvoyant en salle d'embarquement. Mais l'attente ne faisait que commencer.
Des incidents regrettables
Une heure plus tard, la compagnie a tenté de faire remonter les passagers à bord, laissant le moteur tourner. "Nous espérions enfin décoller, mais après une demi-heure, rien ne se passait", se désole Myriam. C'est à ce moment qu'une femme a fait un malaise, et un homme, inquiet pour un enfant malade qu'il accompagnait, a exprimé son désespoir en menaçant de faire évacuer l'avion. La situation a rapidement dégénéré.
Retour à la case départ
Les passagers ont finalement été évacués, mais à l'extérieur, ils ont été accueillis par une présence policière. Les agents ont d'abord voulu appréhender l'homme en détresse, mais après avoir compris la situation, ils ont fait preuve de compréhension.
Une nuit dans l’aérogare
Après l'annulation du vol, Myriam et les autres passagers ont été informés que le vol serait reprogrammé pour le lendemain matin. "On doit revenir à 5 heures pour un départ prévu à 8 heures", explique-t-elle. Ne résidant pas à proximité, elle n'avait d'autre choix que de rester sur place. Malheureusement, la compagnie n'a pas prévu de réelles commodités. "On a été informés qu'on allait nous installer des lits de camp", déclare-t-elle, déçue par ce traitement.
Des promesses non tenues
Des bons ont été distribués aux passagers, mais ces derniers n'étaient pas acceptés par les commerces de l'aéroport. Myriam, qui transportait de l'insuline nécessitant une conservation au frais, a dû s'arranger pour trouver de la glace auprès de commerçants compréhensifs. "C'est la première fois que je vis une telle situation avec Air Algérie", confie-t-elle, déconcertée par ces désagréments.
Une colère légitime
Alors qu'elle s'apprête à passer une nuit difficile, Myriam ne peut cacher son indignation. "On a payé un billet cher et on se retrouve ici, traités comme des moins que rien", affirme-t-elle. Les conditions dans l'aéroport, bien que légèrement meilleures que dans l'avion, restent inacceptables pour une passagère qui ne s'attendait pas à une telle expérience.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.