Publié le lundi 07 septembre 2026 dans la rubrique Bordeaux
En Gironde, la filière bois déstabilisée par les conséquences des incendies avec quatre millions de mètres cubes de pins à sauver
En Gironde, la filière bois subit de plein fouet les conséquences des récents incendies. Près de quatre millions de mètres cubes de pins sont désormais en attente de récupération. Jean-Jacques Maurin, un sylviculteur local, partage son inquiétude : 80 % de son exploitation a été détruite par les flammes. Un mois après le sinistre, le feu reste actif, ce qui empêche l'exploitation de la zone touchée.
Des restrictions sur l'exploitation du bois
La préfecture a mis en place une interdiction d'exploiter le bois dans les zones brûlées. Jean-Jacques Maurin explique que, bien qu'ils aient la possibilité d'accueillir des marchands de bois pour obtenir des offres, le temps presse. Le bois, qui aurait dû être exploité, commence à se dégrader. Il s'inquiète des scolytes, des insectes qui pourraient proliférer cette année, aggravant ainsi la situation.
Impact sur les finances des communes
A Sainte-Hélène, le maire Lionel Montillaud fait également le bilan des dommages. Les bois communaux, partiellement touchés par l'incendie, verront leur valeur diminuer d'environ 60 000 euros. Il souligne que la dévaluation pourrait atteindre entre 15 et 20 % de leur valeur initiale. De plus, la fluctuation du marché du bois complique la situation, car la demande et l'offre sont affectées par la quantité de bois disponible après les incendies.
Les entreprises du secteur en difficulté
La situation est tout aussi préoccupante pour les entreprises locales. Une société spécialisée dans la production de charbon a perdu une grande partie de son approvisionnement. Maxence Outhier, responsable maintenance du Groupe Soler, explique que seulement 10 % du stock est encore disponible. Cela entraîne un ralentissement de la production et des salariés placés en chômage technique en attendant un réapprovisionnement.
Un besoin urgent de débloquer l'accès aux parcelles
Maxence Outhier insiste sur l'importance de rouvrir les zones touchées pour permettre l'exploitation du bois, même celui qui a été brûlé. Selon lui, ce bois reste entièrement revalorisable. Le déblocage de l'accès aux parcelles est crucial pour la reprise des activités et pour soutenir l'économie locale.
Des pertes financières conséquentes pour la filière bois
Les conséquences des incendies se chiffrent déjà à 500 millions d'euros pour la filière bois en Gironde. Les professionnels de ce secteur se préparent à une longue période de reconstruction. La situation actuelle met en lumière la vulnérabilité de cette filière face aux catastrophes naturelles et l'importance vitale du bois pour l'économie locale.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.