Publié le mardi 25 août 2026 dans la rubrique Lyon
Un militant d'extrême droite fiché S condamné pour l'agression, dans la Sarthe, d'un élu RN qu'il soupçonnait d'être l'amant de sa femme députée
Maxime Gaucher, une figure de l'extrême droite lyonnaise, a été condamné le 25 août pour l'agression de Tim Bouzon, conseiller à la métropole de Lyon et attaché parlementaire de la députée RN Tiffany Joncour. Marié à cette dernière, Gaucher soupçonnait Bouzon d'avoir une liaison avec elle. Le tribunal l'a condamné à 24 mois de prison, dont neuf mois avec sursis, pour violences avec préméditation et vol, ce qui lui vaut un total de 15 mois de prison ferme.
Les circonstances de l'agression
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 août, à Neuville-sur-Sarthe, au nord du Mans. Tim Bouzon était en vacances avec des amis chez Marie d'Herbais, ancienne attachée de presse de Jean-Marie Le Pen. C'est à ce moment-là que Gaucher s'est rendu sur place, soupçonnant Bouzon de fréquenter sa femme.
Une attaque violente
Gaucher a attendu Bouzon à l'extérieur alors que celui-ci effectue un footing nocturne. Vers 1h15, il l'a intercepté et l'a agressé physiquement. Bouzon a subi des violences qui l'ont conduit à l'hôpital, où il a reçu cinq jours d'incapacité totale de travail. De plus, Gaucher a dérobé le téléphone de Bouzon avant de quitter les lieux.
Plainte et arrestation
Marie d'Herbais, après l'intrusion de Gaucher dans son domicile, a également déposé plainte. Elle a rapporté que Gaucher avait enfoncé la porte d'entrée, ce qu'il conteste. L'homme a été interpellé le samedi suivant l'incident à son domicile dans le Rhône, avant d'être déféré devant le parquet du Mans. Un mandat de dépôt a été émis contre lui le lundi suivant.
La décision du tribunal
Le tribunal a finalement statué sur son cas, prononçant une peine de 24 mois de prison, dont neuf mois avec sursis probatoire de deux ans. En plus de sa peine de prison, Gaucher a reçu l'interdiction de contacter Bouzon ou de se rendre à son domicile. Gaucher avait déjà un sursis probatoire en cours pour un délit de travail dissimulé remontant à janvier.
Implications politiques et sociales
Cette affaire soulève des questions sur la violence au sein de l'extrême droite et les tensions personnelles au sein du milieu politique. La condamnation de Gaucher met en lumière des comportements extrêmes qui peuvent avoir des répercussions sur l'image publique de ses affiliations politiques. De plus, elle rappelle les enjeux de la vie privée des élus et de leurs relations personnelles dans un contexte de rivalité politique intense.


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