Publié le mercredi 01 juillet 2026 dans la rubrique Marseille
Quatre suspects arrêtés dans l'enquête sur l'assassinat de Mehdi Kessaci
Marseille (Bouches-du-Rhône) - L’enquête sur l’assassinat de Mehdi Kessaci connaît un rebondissement. Quatre nouvelles personnes ont été placées en garde à vue, huit mois après le meurtre du frère du militant politique et antidrogue Amine Kessaci.
Des logisticiens et un tireur présumé dans le viseur
Parmi les quatre suspects interpellés, trois sont soupçonnés d’avoir joué un rôle de logisticiens. Leurs missions : repérer les lieux et préparer le meurtre. Le quatrième individu serait, selon les enquêteurs, un tireur engagé pour une opération prévue la veille du crime. Cette opération n’aurait finalement pas eu lieu. Cet homme serait lié à la DZ Mafia, organisation criminelle implantée dans les trafics marseillais.
Des profils déjà connus des forces de l’ordre
Les antécédents judiciaires des suspects ne surprennent pas. Bruno Bartocetti, secrétaire de l’Unité SGP Police 06, le confirme sans détour : « Ils sont connus des services de police, on le sait. Il y en a au moins trois d’entre eux qui sont connus. Donc ils sont de toute façon liés au trafic de stupéfiants et notamment, comme on le sait, avec la DZ Mafia. » Un constat qui ancre un peu plus cette affaire dans le terreau du narcobanditisme marseillais.
Six arrestations déjà effectuées en mars
Ces quatre gardes à vue ne sont pas les premières. Au mois de mars, six personnes - cinq hommes et une femme - avaient déjà été interpellées. Elles aussi soupçonnées d’être impliquées dans l’assassinat de Mehdi Kessaci. La machine judiciaire semble donc avancer, lentement mais sûrement, dans une enquête tentaculaire.
Un soulagement dans les quartiers, mais une douleur persistante
Dans les rues de Marseille, l’annonce de ces nouvelles arrestations est accueillie avec un mélange de soulagement et de lassitude. Une femme témoigne : « bien. La justice fait son travail, la police fait son travail. Je pense à la famille, je pense à toutes ces familles qui sont désœuvrées et qui vivent dans cette histoire de drogue qui ne s’arrête jamais. » Le poids des trafics et des violences qui les accompagnent pèse sur le quotidien des habitants.
L’hypothèse d’une erreur de cible se précise
L’enquête a évolué sur un point central. D’abord présenté comme un crime d’intimidation, l’assassinat de Mehdi Kessaci pourrait en réalité être le résultat d’une erreur de cible. Les enquêteurs pensent désormais que c’est son frère, Amine Kessaci, qui était visé. Élu municipal à Marseille et figure connue de la lutte contre les trafics, Amine Kessaci est placé sous haute surveillance policière. Il n’a pas souhaité réagir aux dernières interpellations. Ses avocats indiquent seulement qu’il a confiance dans la justice de son pays.


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