Montpellier : logo actu locale.fr
Actualités en FRANCE > MONTPELLIER
Trial Crime Handcuffs and usa dollar banknotes on wooden background. More of my photos and videos Adobe Stock:http://bit.ly/3RqlciK More of my photos and videos Shutterstock: https://www.shutterstock.com/g/ALEKSANDRBERDYUGIN My email: bermix999@gmail.com
Image à des fins esthétiques. ⚠️ Signaler la photo ou l'article comme inapproprié - © Crédit photo unsplash : Bermix Studio.

Publié le mercredi 10 juin 2026 dans la rubrique Montpellier

Anthony Cabanel avoue le meurtre de Steven Apfelbaum au procès de Béziers

Anthony Cabanel a avoué avoir tué Steven Apfelbaum lors de son procès à Béziers, révélant des tensions et des traumatismes au sein des accusés.

Procès pour meurtre à Béziers : "Oui je l’ai tué", lâche Anthony Cabanel devant la cour d’assises de l’Hérault. Le premier jour d’audience, marqué par des tensions et des révélations brutales, a secoué la famille de la victime.

Une ouverture sous tension

Le président Charles Pinarel a dû hausser le ton dès les premières minutes. Les jurés n’étaient pas encore tirés au sort que Jonathan Trapani, comparant libre, s’agitait. "Vous ne parlez que quand je vous donne la parole. C’est bien compris ?" a lancé le magistrat. Quelques instants plus tard, nouvelle mise en garde : "Arrêtez de vous exciter sinon je demande un mandat d’arrêt pour vous avoir sous la main." Trapani, accusé de complicité de meurtre, a répliqué : "Je n’ai absolument rien à me reprocher. J’ai arrêté cet homme", montrant du doigt Anthony Cabanel, son acolyte détenu dans le box. Il s’est présenté comme "ancien combattant, agent assermenté dans le paramilitaire". Le président a finalement réussi à désigner les jurés. Le procès pouvait débuter.

L’aveu choc d’Anthony Cabanel

Le principal accusé n’a pas attendu. "Oui, je l’ai tué." Ses premiers mots ont atterri la famille de Steven Apfelbaum. Il a précisé : "Je ne me souviens pas lui avoir donné autant de coups de couteau, pour moi quatre ou cinq, pas plus, mais pas cinquante." Pourquoi ce geste ? "Je ne sais plus. Parce qu’il m’a volé de la drogue, ou peut-être aussi parce qu’il m’a drogué et qu’il m’a violé." Les explications restent floues, inachevées. "Je ne sais même pas pourquoi j’ai donné ces coups de couteau. Ce dont je me souviens, c’est qu’il semblait souffrir. Je voulais que ça s’arrête, alors comme ça a marché avec ma mère (elle a été étranglée puis frappée à la tête devant son fils, NDLR) je l’ai frappé sur la tête avec une pierre."

Des fragilités partagées

La victime et deux des accusés – la femme présente dans le box ne l’était pas – se connaissaient de l’hôpital psychiatrique de Béziers, Camille-Claudel. Tous souffrent de pathologies lourdes. Fragiles psychologiquement. Malades. Les dépositions se contredisent. Une phrase affirme, la suivante infirme.

Sur les motivations, le vide persiste. "Je ne voulais pas le tuer, je ne voulais pas lui mettre des coups de couteau. Je voulais juste lui faire peur", a insisté Anthony Cabanel. Avant d’ajouter : "Je ne sais pas pourquoi je l’ai fait."

Les faits ravivés par les photos

Le directeur d’enquête a détaillé le déroulé des événements. Puis les clichés du cheminement des militaires jusqu’au corps ont été projetés. Le visage tuméfié de Steven Apfelbaum, méconnaissable. Le corps lardé de coups de couteau. La mère n’a pas supporté. Elle a quitté la salle en larmes.

Une victime qui "voulait avancer"

L’infirmière de Steven Apfelbaum a témoigné, interrogée par Mes Bermond et Mercier, les avocats de la famille. "J’ai toujours été en confiance avec lui alors que je connaissais ses maux. C’était un patient respectueux, facile." Sa mère a ensuite raconté le fils disparu le 22 avril. "Quand nous ne l’avons pas revu le 22, nous avons vite imaginé qu’il y avait un problème. Cabanel, que nous sommes allés voir, m’a juré droit dans les yeux qu’il ne le connaissait pas."

Le procès se poursuit ce jeudi 11 juin avec l’examen de la personnalité des trois accusés.


Partenaires
Boostez votre visibilité !
Placez votre publicité ici et atteignez des habitants locaux.
Contactez-nous dès maintenant pour discuter des options de partenariat adaptées à votre marché !

Newsletter actualité Montpellier

Gratuit, inscrivez-vous pour recevoir les actualités de Montpellier directement dans votre boîte mail.

Désinscription possible à tout moment.

Montpellier : Plus d'articles