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Publié le vendredi 29 mai 2026 dans la rubrique Montpellier

Béziers : un centre psychiatrique de 40 lits pour détenus en projet, visites ministérielles et attentes des syndicats

Béziers prévoit un centre psychiatrique de 40 lits pour détenus. Découvrez les visites ministérielles et les attentes des syndicats sur ce projet crucial.

Lundi 1er juin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se rendra à Béziers dans l'Hérault pour visiter la prison du Gasquinoy. Ce déplacement marque une continuité avec ses prédécesseurs, ayant reçu précédemment Jean-Jacques Urvoas, Nicole Belloubet et Éric Dupond-Moretti. Lors de sa visite, Darmanin devrait également aborder divers sujets, tels que le centre de rétention administrative (CRA) et la situation d'un jeune Algérien dont le maire de Béziers, Robert Ménard, a refusé le mariage en raison d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Un centre psychiatrique pour détenus

Le ministre viendra discuter la création d'un centre de soins adapté aux détenus en difficulté psychique, projet qui semble bien avancé. Ce centre de soins, connu sous le nom d'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), pourrait s'implanter à proximité de la prison du Gasquinoy, du centre de semi-liberté et du CRA. Actuellement, la structure la plus proche pour traiter des détenus en milieu psychiatrique est située à Toulouse, entraînant des besoins non comblés à Béziers.

Ce futur centre, qui sera en capacité d'accueillir une quarantaine de détenus, représente une avancée significative pour l'établissement pénitentiaire de Béziers. L'initiative est également soutenue par le ministère de la Santé, qui a déjà validé une grande partie du projet, devant générer environ deux cents emplois locaux. Toutefois, la signature du contrat de faisabilité par le ministère de la Justice reste une étape cruciale avant la concrétisation du projet.

Réactions des syndicats

Les syndicats FO Pénitentiaire et Ufap Unsa Justice abordent ce projet avec un certain enthousiasme, mais demeurent prudents. David Parmentier, représentant de l'Ufap Unsa, souligne que si quarante nouveaux lits sont soutenus à Béziers, cela ne suffira peut-être pas à résoudre le problème de la surpopulation. Le représentant reste positif, qualifiant l'ouverture d'une UHSA de première étape vers une amélioration du système.

Jordan Kauffmann pour FO voit également un aspect positif à la visite de Darmanin. Il souligne l'importance de cette visite, coïncidant avec l'intronisation du nouveau directeur général de l'administration pénitentiaire. Les attentes demeurent néanmoins élevées. Les représentants syndicales espèrent également des annonces concernant des transferts pour pallier la surpopulation carcérale et des embauches pour améliorer la situation actuelle des personnels.

Des choix logistiques

La création de l'UHSA a débuté il y a plusieurs années, avec un appel d'offres lancé par les ministères de la Santé et de la Justice. Le plan d’implantation nécessite que la structure se trouve à proximité d'une autoroute, de la prison et d'un hôpital. Le maire de Béziers a proposé un terrain de 13 000 m², qui répond à ces critères de localisation. Ce terrain a été acquis la semaine dernière, selon la direction de l'hôpital de Béziers. Si le calendrier est respecté, le centre psychiatrique devrait ouvrir ses portes en juin 2029, avec une gestion conjointe entre l’hôpital de Béziers et le CHU de Montpellier.

Une expansion à venir

Le projet de CRA à Béziers est également en bonne voie et a obtenu le soutien de la mairie. Sa création a été définitivement validée par la préfecture de l'Hérault en janvier dernier. Les travaux préparatoires devraient commencer en octobre et novembre prochains, avec le chantier principal devant être lancé en mars 2027 pour une ouverture prévue en juin 2028. Ce centre devrait pouvoir accueillir jusqu'à cent quarante personnes sous OQTF, selon les projections, et représente un coût total de près de 52,5 millions d'euros pour l'État sur cinq ans.

Pour garantir le fonctionnement de ces structures, il est attendu la création de deux cents emplois de fonctionnaires, en plus de cinquante postes pour le personnel d'entretien et d'accueil. La préfecture souligne que la dérivation des personnes vers ces nouveaux centres favorisera l’augmentation du taux de reconduite à la frontière.


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