Publié le lundi 05 octobre 2026 dans la rubrique Montpellier
Mobilisation des lycéens et enseignants à Sète pour des conditions dignes
À Sète, dans l'Hérault, la situation dans les lycées prend une tournure préoccupante. Ce mardi 6 octobre, les enseignants et les lycéens se mobilisent ensemble pour faire entendre leurs revendications communes. Stéphane Audebeau, secrétaire académique du SNES-FSU Montpellier et enseignant au lycée Joliot-Curie, souligne que les pancartes brandies par les élèves reflètent exactement les préoccupations des enseignants.
Des revendications partagées
Les mots affichés devant les établissements scolaires ne sont pas le fruit du hasard. Ils correspondent aux inquiétudes exprimées par les enseignants depuis le début de l'année scolaire. Le 29 septembre, un premier mouvement de grève avait déjà eu lieu, mettant en lumière des problèmes tels que le manque de personnel, des retards dans les remplacements, des classes surchargées et des infrastructures dégradées. "La rentrée a été difficile", témoigne Stéphane Audebeau, qui évoque des températures atteignant 36 degrés dans certaines salles de classe.
Des conditions de travail dégradées
Au lycée Joliot-Curie, les élèves sont souvent regroupés par classe jusqu'à 32, tandis que l'établissement est situé en zone sensible. Les conditions d'enseignement se révèlent ainsi compliquées. Les absences des enseignants posent également un problème majeur, avec des remplacements qui ne sont pas toujours assurés ou qui prennent beaucoup de temps. Ce constat de dégradation est partagé par les élèves, renforçant le sentiment de colère qui s'exprime à travers le mouvement de blocus.
Une mobilisation instable
La journée de mobilisation de mardi s'annonce incertaine. Stéphane Audebeau prévient que les rassemblements peuvent changer de lieu à tout moment, ce qui rend difficile la planification. Malgré cela, il s'attend à une forte présence des enseignants aux côtés des lycéens. "C’est un moment important de la mobilisation", souligne-t-il, alors que des manifestations sont programmées à Béziers, Montpellier et Perpignan.
Tensions autour des blocages
Les blocages de lycées ne se font pas sans tensions. Audebeau critique certaines interventions des forces de l’ordre, qu’il juge "disproportionnées" et susceptibles d’aggraver la situation. Il explique que la présence des enseignants est cruciale pour éviter les débordements et responsabiliser les jeunes. "Nous ne devons pas les laisser seuls", affirme-t-il, insistant sur la nécessité d'une médiation et d’un encadrement.
Appel à une prise de conscience
Le SNES-FSU demande des réponses claires aux autorités. Stéphane Audebeau appelle à une prise de position ferme de la part du président de la République et du Premier ministre pour mettre fin à la répression dont sont victimes de nombreux jeunes. "Menotté devant ses parents et mis en garde à vue pendant 24 heures à 16 ans, c’est juste inacceptable", déplore l'enseignant. En plus de cela, le syndicat exige des engagements budgétaires concrets pour la rénovation des établissements, la création de postes de remplaçants et la réduction des effectifs par classe.
Les enseignants et les lycéens de Sète unissent donc leurs forces pour défendre des conditions d'apprentissage dignes et respectueuses des droits des jeunes. Le combat pour un système éducatif de qualité semble plus que jamais d’actualité.


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