Publié le mercredi 23 septembre 2026 dans la rubrique Montpellier
Montpellier : le repas étudiant à 1 € face à des défis logistiques majeurs
À Montpellier, dans l'Hérault, la mise en place du repas étudiant à 1 € suscite des réactions contrastées. Si cette initiative est saluée par certains, les conditions de service dans les restaurants universitaires soulèvent de vives inquiétudes parmi le personnel du Crous.
Des files d'attente interminables
Les étudiants se plaignent de l'attente excessive pour obtenir leur repas. Selon Luc, secrétaire départemental de FO SR 34 et employé du Crous, les files peuvent atteindre entre quarante-cinq minutes et une heure. “C’est énorme ! Ils n’ont pas que ça à faire, ils ont des cours !”, déplore-t-il.
Une augmentation du nombre de repas servis
Marie, une salariée du Crous, témoigne d'une hausse significative du nombre de repas servis. “Ici le soir, nous servons désormais 2 400 repas. Le plus gros service depuis la rentrée a atteint 3 800 repas en une journée, alors que nous étions habitués à 450.” Cette augmentation se fait pourtant avec une équipe quasi inchangée, composée de trois personnes aux caisses, quatre au service, trois à la plonge, et deux pour maintenir les vitrines, avec un seul cuisinier.
Des effectifs insuffisants
Le personnel dénonce un manque de moyens. “Au minimum, il faudrait quatre personnes supplémentaires pour gérer cette affluence”, souligne Marie. La situation est aggravée par la présence d'étudiants et de contrats à durée déterminée (CDD) pour pallier le manque d'effectifs. “L’équipe du soir tourne avec quatre à cinq CDD. En cas de problème, c’est le responsable des CDD qui prend en charge la situation”, explique-t-elle.
Des promesses non tenues
Alors que la ville compte quatre restaurants universitaires et dix-sept cafétérias, les promesses de recrutement pour renforcer le personnel semblent loin d'être tenues. Franck et Cyril, d'autres employés, révèlent que sur les vingt postes annoncés, seuls quelques-uns ont été pourvus. “Il y a eu un demi poste à Richter et deux à Triolet, c’est tout”, affirment-ils.
Une préoccupation grandissante
Les conditions de travail se détériorent, selon les témoignages des salariés. Marie, qui travaille au Crous depuis plus de trente ans, constate une dégradation continue. “C’est la première fois que nous manifestons en intersyndicale, car tous les personnels se battent pour les étudiants, mais nous n’arrivons plus à répondre à leurs besoins”, déclare Cathy, exprimant un sentiment de désespoir face à la situation actuelle.


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