Publié le samedi 24 octobre 2026 dans la rubrique Montpellier
Mobilisations en Occitanie : tensions et manifestations du 24 octobre
Le 24 octobre, plusieurs villes d’Occitanie ont connu des mobilisations variées, allant des manifestations officielles à des rassemblements non autorisés. Béziers, Millau, Rodez, Alès, Nîmes, Montpellier, Toulouse et Perpignan ont été les points chauds de cette journée marquée par des tensions.
Béziers : une mobilisation encadrée
À Béziers, le rassemblement autorisé a eu lieu le matin, organisé par la CGT et Solidaires. Environ 600 personnes ont défilé dans une ambiance festive et calme. La ville a ensuite été placée sous haute surveillance par crainte de rassemblements de Gilets jaunes, mais ces derniers n'ont finalement pas eu lieu.
Millau : opération péage gratuit et tensions
À Millau, un groupe d’une centaine de Gilets jaunes a mis en place une opération péage gratuit au niveau du viaduc. Par la suite, plusieurs dizaines d'entre eux ont tenté de se rassembler devant la gare pour rejoindre la sous-préfecture, malgré l’interdiction de manifester. Cela a mis en évidence la persistance de la mobilisation des Gilets jaunes dans la région.
Rodez et Alès : des manifestations pacifiques
À Rodez, un peu plus de 300 personnes ont répondu à l'appel de l’Acte II, faisant entendre leurs voix devant la préfecture, le conseil départemental et la mairie. Le climat y était serein. À Alès, près de 700 manifestants se sont également rassemblés devant l’hôtel de ville, sans incidents notables, démontrant un esprit de revendication pacifique.
Nîmes : un ras-le-bol général
En revanche, à Nîmes, malgré une interdiction préfectorale, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées à l’entrée des Jardins de la Fontaine pour exprimer un "ras-le-bol général". La foule s'est dispersée tout au long de l’après-midi, mais un groupe a choisi de bloquer la circulation sur le boulevard périphérique, entraînant des tensions avec les forces de l’ordre.
Montpellier : des affrontements en fin de journée
À Montpellier, la situation était plus tendue. Un millier d’étudiants se sont réunis devant le campus Triolet, prévoyant de rejoindre le centre commercial Odysseum. Les forces de l’ordre ont bloqué leur progression, ce qui a conduit à des affrontements. La place de la Comédie a vu l’afflux de manifestants, avec des violents affrontements entre les CRS et les manifestants en début de soirée. La préfecture a signalé l'usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, qui lançaient des projectiles. Huit personnes ont été arrêtées, et deux membres des forces de l'ordre ont été blessés.
Toulouse et Perpignan : des mobilisations massives
À Toulouse, les manifestations ont rassemblé entre 26 500 et 80 000 personnes, selon les sources. La situation s’est tendue lors de la dispersion du cortège, avec un jeune homme de 20 ans grièvement blessé à la main. À Perpignan, malgré l’interdiction préfectorale, 1 500 personnes se sont rassemblées. Un groupe de 500 manifestants a tenté de pénétrer dans le centre-ville, se heurtant aux forces de l’ordre, ce qui a conduit à 21 interpellations, dont quatre en garde à vue.


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