Publié le dimanche 13 septembre 2026 dans la rubrique Montpellier
Sénatoriales 2026 : L'Hérault face à une compétition inédite
Les élections sénatoriales de 2026 promettent d’être disputées dans l’Hérault, avec un total de onze listes en compétition. La situation se complexifie avec une gauche et une droite fragmentées, tandis que le Rassemblement National (RN) se positionne en embuscade dans ce scrutin jugé incertain. Quatre sièges sont en jeu, et 2 729 grands électeurs seront appelés à voter.
Les sortants et les nouveaux visages
Deux sénateurs de gauche, Christian Bilhac (PRG) et Henri Cabanel (PS dissident), ne se représenteront pas. Hussein Bourgi (PS), quant à lui, brigue un nouveau mandat. Fort de l’appui du maire de Montpellier, Michaël Delafosse, il est perçu comme le favori pour sa réélection. Cependant, la compétition s’annonce rude, car plusieurs candidats espèrent également s’installer au Palais du Luxembourg.
Les concurrents de la gauche
La liste de Bourgi inclut Julie Frêche, vice-présidente de la Métropole, qui pourrait être affectée par la candidature d’Aurélien Manenc, maire de Lunas et candidat soutenu par Kléber Mesquida, président du Département. Florence Brutus, conseillère régionale (PRG), vise le siège laissé vacant par Bilhac. À cela s'ajoute Audrey Imbert (DVG), qui se présente sans le soutien de Mesquida. Alexia Laforge (LFI) et Agnès Gizard-Carlin (Les Écologistes) sont également en lice et pourraient siphonner des voix essentielles.
Une droite divisée
Du côté de la droite, la situation ne semble guère plus claire. Jean-Pierre Grand, sénateur sortant, repart sous la bannière Horizons, en tandem avec l’ex-ministre Patricia Mirallès. Cependant, il fait face à Joseph Francis (UDI), qui bénéficie du soutien de plusieurs maires influents. L’ancien homme d’affaires, qui avait frôlé l’élection en 2020, est déterminé à ne pas laisser passer sa chance cette fois-ci. Alain Berthet, investi par Les Républicains, ajoute une couche supplémentaire à cette compétition déjà complexe.
Le RN en embuscade
Manon Bouquin, candidate du RN, espère tirer profit de la dynamique favorable à son parti, après le retrait de Sébastien Pacull pour des raisons de santé. Bien que le RN ne semble pas avoir une base électorale suffisante pour obtenir un siège, la fragmentation des autres listes pourrait lui offrir une opportunité. Les municipalités passées ont montré une montée en puissance du RN dans la région, ce qui pourrait lui donner un avantage inattendu.
Les outsiders à surveiller
Malik Hamadache, représentant de la Nouvelle Énergie et soutenu par le maire de Cannes, David Lisnard, est un autre candidat à ne pas sous-estimer. Il mise sur le soutien des grands électeurs du Biterrois pour se faire une place dans ce scrutin. Avec tant de candidats en lice, les pronostics s’annoncent délicats à établir. Les électeurs auront une large palette de choix le 27 septembre, et chaque voix comptera dans cette bataille acharnée.


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