Publié le mardi 25 août 2026 dans la rubrique Nantes
Agressions sexuelles à l'école Saint-Martin-Saint-Joseph : inquiétude des parents
Agressions sexuelles à l'école Saint-Martin-Saint-Joseph
À Vertou, en Loire-Atlantique, l'école privée Saint-Martin-Saint-Joseph traverse une période troublée suite à deux plaintes pour agressions sexuelles et viol sur mineurs visant un membre de son personnel. À l'approche de la rentrée scolaire, les parents expriment leur inquiétude et demandent des éclaircissements.
Des plaintes déposées
Tout débute début juillet lorsqu'un petit garçon de 5 ans, angoissé à l'idée d'aller seul aux toilettes, révèle à sa mère qu'un membre du personnel de l'école lui aurait infligé des actes inappropriés. La mère, alarmée, décide de porter plainte à la gendarmerie de Vertou le 5 juillet. Cependant, le 17 juillet, la plainte est classée sans suite, le procureur de Nantes déclarant qu'il n'a pas été possible de confirmer les faits décrits par l'enfant.
La mère, choquée par cette décision, déclare : "En 10 jours, ce n'est pas possible. C'est triste de constater que la parole d'un enfant de 5 ans ne suffit pas à mener une enquête sérieuse." Des professionnels de la santé, dont des psychologues et des médecins, confirment que le récit de l'enfant ne peut être le fruit de son imagination.
Une nouvelle plainte et des investigations
Face à cette situation, la famille engage une avocate pour demander la réouverture de l'enquête. Au mois d'août, une deuxième plainte est déposée contre X pour agressions sexuelles, provenant d'une autre famille dont le garçon de 5 ans évoque également des abus. Le procureur assure qu'une enquête sera menée pour examiner ces nouvelles allégations.
Réunion de crise avec les parents
Le 24 août, l'école organise une réunion pour apaiser les craintes des parents. Plus de 300 d'entre eux se rassemblent dans la salle de restauration du collège Saint-Blaise. Une mère témoigne de son attachement à l'établissement tout en insistant sur la nécessité de réponses. La directrice, Stéphanie Mabon, admet que la situation est préoccupante et présente les mesures mises en place pour protéger les élèves, notamment l'accompagnement renforcé aux toilettes.
Engagement de l'école
Lors de cette rencontre, le président de l'OGEC annonce que la personne concernée ne sera plus présente dans l'établissement, ce qui soulève un soupir de soulagement parmi les parents. Cependant, des doutes subsistent quant à l'application des nouvelles règles, comme l'accompagnement de deux ASEM pour les enfants lors des pauses. Les parents s'interrogent sur la mise en œuvre effective de ces mesures.
La confiance rompue
La directrice tient à préciser que les toilettes où les faits présumés se seraient déroulés ne sont pas accessibles aux élèves de maternelle. Malgré cela, de nombreux parents expriment une perte de confiance envers l'établissement, estimant qu'il y a une rupture de communication. "La confiance est brisée par des mensonges assumés", déclare un parent, soulignant l'angoisse qui règne parmi les familles.
Réactions et soutien des autorités locales
Patrice Garnier, adjoint au maire de Vertou, assure que son rôle est d'écouter les familles et de les soutenir dans cette période difficile. Un groupe WhatsApp regroupant près de 500 familles a été créé pour échanger des informations et recueillir d'autres témoignages d'éventuelles agressions. Les parents se mobilisent, déterminés à faire entendre la voix de leurs enfants et à garantir leur sécurité au sein de l'établissement.
Une conférence de presse avec le diocèse, gestionnaire de l'école, est prévue pour apporter davantage de précisions sur cette affaire troublante. Les parents et la communauté locale demeurent vigilants, espérant que des solutions concrètes seront mises en place pour assurer la sécurité des élèves.


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