Publié le vendredi 03 juillet 2026 dans la rubrique Nantes
Canicule : 62 % de décès supplémentaires dans les Pays de la Loire
Les Pays de la Loire figurent parmi les régions les plus durement frappées par la canicule de fin juin. Santé Publique France a dévoilé vendredi 3 juillet les chiffres de mortalité pour la semaine du 22 au 28 juin. La région enregistre une hausse de 62 % des décès.
Un bilan national lourd
Sur l’ensemble du territoire, 8 973 décès ont été comptabilisés en sept jours. L’épisode caniculaire a provoqué une augmentation de 29,1 % du nombre de décès par rapport à la semaine précédente. Entre la semaine du 15 au 21 juin et celle du 22 au 28 juin, Santé Publique France dénombre environ 15 921 décès chez les personnes âgées de 45 ans et plus.
Deux régions seulement échappent à cette surmortalité : l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Toutes les autres voient leur nombre de décès grimper. Le rapport de l’agence sanitaire montre une situation hétérogène, mais partout présente.
Les Pays de la Loire en quatrième position
Notre région se classe au quatrième rang des régions les plus touchées. L’augmentation de la mortalité atteint 62 % sur la semaine du 22 au 28 juin, soit 178 décès supplémentaires. Juste derrière l’Île-de-France, qui affiche 62,8 % de hausse et 619 décès, les Pays de la Loire subissent un lourd tribut.
Ce classement place la région parmi les plus vulnérables face aux épisodes de chaleur intense. Les personnes âgées sont les principales victimes, comme le confirment les données par tranche d’âge.
Des décès massifs à domicile
Le lieu où surviennent ces décès est frappant. Santé Publique France constate une explosion des décès à domicile : +91 %. En EHPAD, la hausse est de 37 %, et dans les établissements de santé, elle atteint 19,7 %.
Ces chiffres révèlent que la canicule a frappé surtout les personnes isolées, loin des structures médicalisées. Les logements mal adaptés à la chaleur, sans climatisation ni rafraîchissement, ont sans doute joué un rôle.
Des données encore provisoires
Attention : ces résultats sont sous-estimés. Le dispositif de surveillance repose sur les certificats électroniques de décès, qui ne couvrent habituellement qu’environ 60 % de la mortalité. Les zones et lieux les moins bien comptés – notamment le domicile – sont concernés par cette sous-estimation.
Santé Publique France précise que la remontée des certificats n’est pas exhaustive. Les chiffres déjà impressionnants devraient encore grimper dans les semaines à venir, au fur et à mesure que les données consolidées arrivent.


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