Publié le mardi 29 septembre 2026 dans la rubrique Nantes
Soupçonné d'être la tête de réseau d'un trafic international de drogues, son procès va durer six semaines à Rennes
Un homme de 42 ans, résidant à La Montagne, près de Nantes, est jugé depuis le 28 septembre 2026 devant la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Rennes. Il est accusé d'avoir orchestré un vaste réseau de trafic international de drogues, aux côtés de treize coaccusés, parmi lesquels se trouvent sa mère, sa sœur et son ancienne compagne.
Les débuts de l'enquête
Le suspect a été arrêté le 31 mai 2022, rue du Petit-Bois à La Montagne, à la suite de la découverte de son adresse par sa femme. Cette arrestation a déclenché une série de perquisitions : 138,30 kg de cocaïne ont été saisis à Nantes, tandis qu'un fourgon Renault Sprinter contenant 753 kg de cannabis a été retrouvé à Sucé-sur-Erdre.
Les preuves accablantes
Des éléments matériels incriminants ont été recueillis par les enquêteurs. L'ADN de l'accusé a été identifié à l'intérieur d'un gant retrouvé dans le véhicule, et divers documents à son nom ont également été découverts. Ces preuves ont conduit à sa mise en examen pour "importation en bande organisée de produits stupéfiants", "trafic de stupéfiants", "association de malfaiteurs" et "blanchiment", des infractions commises entre janvier 2019 et mai 2022.
Une affaire de grande envergure
Le trafic en question a été révélé grâce à des renseignements anonymes reçus dès mai 2021, corroborés par des interceptions et des écoutes téléphoniques. En tout, près d'une tonne de drogues a été saisie, incluant 791 kg de cannabis et 140 kg de cocaïne. Les forces de l'ordre ont également saisi près de 32 000 € en espèces, 220 000 € sur des comptes bancaires, ainsi que vingt-cinq véhicules, des vêtements de luxe, un mobilier coûteux et des montres de marque.
Un long procès en perspective
Le procès s'étendra sur six semaines, avec une pause de deux semaines pour les vacances scolaires. Le verdict est attendu le 6 novembre 2026. Le prévenu, qui a déjà un passé judiciaire chargé avec sept condamnations, ne conteste pas l'existence du trafic. Il a écopé, en 2014, de sept ans de prison et d'une amende de 869 000 € pour des faits similaires.
Une comparution réduite
Initialement, 22 personnes devaient comparaître aux côtés de l'accusé, mais seuls quatorze se présentent finalement, certains ayant opté pour des reconnaissances préalables de culpabilité. Les membres de sa famille comparaissent librement, tandis que le principal accusé est en détention. Il risque jusqu'à vingt ans de prison dans cette affaire.


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