Publié le samedi 13 juin 2026 dans la rubrique Nantes
" Une décision de justice dont l'écho porte par-delà les frontières" : les autorités d'Azerbaïdjan critiquent le verdict de la cour d'assises de Rennes
La cour d'assises de Rennes a rendu un verdict qui résonne au-delà des frontières. Ce jugement concerne la tentative d'assassinat de Mahammad Mirzali, un opposant politique azerbaïdjanais, et met en lumière les tensions entre la France et l'Azerbaïdjan.
Un lien établi avec l'Azerbaïdjan
Lors de la lecture du verdict, le président de la cour a clairement établi le lien avec les autorités azerbaïdjanaises. Le 14 mars 2021, un groupe a tenté d'égorger Mirzali en pleine rue à Nantes. Cette attaque visait non seulement à éliminer un opposant, mais aussi à instaurer la peur parmi ceux qui critiquent le régime azerbaïdjanais.
Réactions des autorités azerbaïdjanaises
Suite à cette décision, les autorités d'Azerbaïdjan ont vivement réagi. Le député Zahid Oruj a exprimé sur une station de radio que le juge français aurait agi sous l'influence de l'Élysée. Ces déclarations témoignent d'une volonté de discréditer le verdict et de défendre l'image de leur pays sur la scène internationale.
Critiques de la couverture médiatique
L'agence de développement des médias azerbaïdjanaise a également publié un communiqué dénonçant la couverture du procès par certains médias français. Elle les accuse de diffuser des articles biaisés et trompeurs, qualifiant l'incident de "banal". Cette réaction s'inscrit dans une stratégie plus large de défense de la réputation d'Azerbaïdjan face aux critiques extérieures.
Le témoignage de Mahammad Mirzali
Mahammad Mirzali, lui-même, a commenté les réactions des autorités azerbaïdjanaises, les qualifiant d'hostiles. Il a souligné que cette animosité est palpable et qu'elle est exacerbée par la décision de justice. Depuis l'attaque, il vit sous une protection policière stricte, avec des mesures de sécurité qui ressemblent à une détention à ciel ouvert.
Conséquences judiciaires pour les agresseurs
Emin Gasimov, le principal accusé et chef du commando, a été condamné à 30 ans de réclusion. Son avocat a critiqué la sévérité de la peine, arguant que les membres du commando n'avaient pas véritablement cherché à tuer Mirzali. Cette déclaration soulève des questions sur la nature de l'attaque et la portée de la justice française .
Le président du tribunal a souligné que la survie de Mirzali lors de l'attaque était due à son instinct de survie et à l'intervention de témoins. Cela met en exergue le caractère violent de la tentative d'assassinat et la nécessité de protéger les voix dissidentes.

