Publié le mardi 28 juillet 2026 dans la rubrique Normandie
Le témoignage poignant d'un pompier face aux incendies en Gironde
Une mobilisation rapide face à l’incendie
Arrivé sur les lieux de l’incendie à Saumos, mercredi 22 juillet, le capitaine Willems fait partie des premiers sapeurs-pompiers à répondre à l’appel. Avec une colonne de 66 pompiers provenant de plusieurs départements, il se rend rapidement compte de l’ampleur de la situation. À son arrivée, le feu a déjà ravagé environ une centaine d’hectares.
“Avant d'arriver sur place, on a vu la colonne de fumée qui se dégageait et on a compris qu'on resterait et qu'on serait utile sur place”, relate-t-il. Le feu se propage rapidement, avec des sauts de 400 mètres, et les sapeurs-pompiers réalisent qu'ils sont confrontés à une situation hors de contrôle.
Une nuit de travail acharné
Les pompiers travaillent sans relâche, et la nuit qui suit leur arrivée est particulièrement éprouvante. “On a eu, pour certains, deux heures de repos, mais pas pour l'ensemble de la colonne”, explique Victor. Les besoins en renforts sont immenses, car de nombreuses maisons sont menacées. “On n'a pas eu du tout de repos”, ajoute-t-il, soulignant l'intensité des opérations.
Des moments de peur partagés
Sur le terrain, les pompiers font face à des situations alarmantes. “Nos collègues ont eu peur, et on a tous eu peur”, confie le capitaine. Le feu change de direction de manière imprévisible, rendant la tâche encore plus difficile. “À un instant donné, le feu venait de la droite. Une demi-heure après, il revenait de la gauche”, décrit-il, un témoignage qui illustre le chaos ambiant. “C'était apocalyptique”, conclut-il, évoquant la violence des flammes.
Un impact psychologique fort
Le retour à la normale après une telle expérience n’est pas simple. Victor évoque les difficultés psychologiques rencontrées par ses collègues. “On a vu beaucoup de maisons brûler et des collègues faire des malaises”, dit-il, soulignant l'impact émotionnel de ces événements. Pour faire face à cette situation, les services de santé sont mobilisés pour soutenir les pompiers au niveau humain.
Un bilan à établir après la lutte contre le feu
Une fois l'incendie maîtrisé, le capitaine Willems pense qu’il sera plus facile d'évaluer l'ampleur des dégâts. “Quand le feu sera fixé, on aura plus de visu sur les actions qu'on a pu mener et les maisons qu'on a pu sauver”, déclare-t-il. Ce bilan, bien qu’important, ne pourra jamais effacer les souvenirs des moments difficiles vécus sur le terrain.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.