Publication le 9 juin 2026 · Mis à jour le vendredi 12 juin 2026 dans la rubrique Paris
Le pape Léon XIV en visite en France du 25 au 28 septembre : un programme chargé à Paris, Lourdes et Metz
Le pape Léon XIV en France : un périple de quatre jours entre Paris, Lourdes et Metz
Le compte à rebours est lancé. Du 25 au 28 septembre, le pape Léon XIV posera le pied sur le sol français pour une visite d’État historique. Le Saint-Siège et la Conférence des évêques de France ont dévoilé les grandes lignes d’un programme qui mêlera grands rassemblements populaires, temps forts spirituels et gestes politiques. Trois villes accueilleront le souverain pontife : Paris, Lourdes et Metz. Une première pour un pape à Lourdes depuis Benoît XVI en 2008.
Le programme se précise. À Paris, le pape arrivera le vendredi 25 septembre. Il prononcera un discours à l’Unesco, sera reçu à l’Élysée et effectuera un tour en papamobile. La journée se conclura par les vêpres, la prière du soir, à la cathédrale Notre-Dame. Une grande veillée avec les « jeunes de France » est également prévue. Les organisateurs tablent sur une affluence de 60 000 à 80 000 personnes, sans lieu encore arrêté. Une enceinte sportive est envisagée.
Le samedi 26 septembre marquera le point d’orgue parisien : une messe solennelle en plein air. Les autorités prévoient jusqu’à 400 000 participants. Le lieu reste à choisir entre les Invalides, le Champ-de-Mars ou le cours de Vincennes. En marge de ce grand rendez-vous, le pape devrait se rendre à l’unité de soins palliatifs Jeanne-Garnier et participer à une séquence consacrée aux personnes en situation de précarité.
Lourdes, le cœur marial de la visite
Dimanche 27 septembre, Léon XIV rejoindra le sanctuaire de Lourdes. Il célébrera une messe sur la prairie située face à la Grotte de Massabielle. Ce lieu, symbole des apparitions mariales, devrait attirer des fidèles venus de toute la France et d’ailleurs. Le Vatican n’a pas encore communiqué le reste du programme lourdais. Un point, néanmoins, est déjà acté : le pape a exprimé sa volonté de rencontrer des victimes de violences sexuelles commises par des ecclésiastiques.
Une demande officielle a été adressée en ce sens par le collectif des victimes de Notre-Dame-de-Bétharram, via son porte-parole Alain Esquerre. Ce geste s’inscrit dans la ligne de la visite d’État en France, le pape François – prédécesseur de Léon XIV – ne s’étant jamais rendu dans le cadre d’un déplacement officiel à dimension nationale. Il avait visité Strasbourg, Marseille et la Corse, mais sans ce statut.
Metz : une étape inattendue qui prend tout son sens
La troisième et dernière étape mène en Moselle. Le lundi 28 septembre, dans l’après-midi, le pape célébrera une messe à la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Cette annonce, confirmée par la conférence des évêques, a surpris. Mais elle donne une dimension nouvelle à ce voyage : après la capitale et le grand sanctuaire marial, le souverain pontife s’arrête dans une ville de l’Est, à la fois proche de l’Allemagne et marquée par une histoire religieuse forte. Un symbole d’unité nationale, quelques mois après le passage en Espagne en juin.
L’organisation relève d’un défi colossal. À Paris, la machine est en marche. L’archevêque Laurent Ulrich et le général Wattecamps, chargés de la logistique, doivent boucler les préparatifs en moins de quatre mois. 10 000 bénévoles sont nécessaires pour encadrer les foules et assurer le bon déroulement des événements. Le programme définitif reste soumis à l’approbation du Vatican, actuellement en pause en raison du voyage du pape en Espagne.
Cette visite confirme le retour de la France dans le cercle des destinations prioritaires du Saint-Siège. Après une longue attente, les croyants peuvent se préparer à vivre un événement hors norme. Reste à préciser les ultimes détails, notamment les lieux exacts des rassemblements parisiens et le contenu des séquences lourdaise et messine. Une chose est sûre : du 25 au 28 septembre, la France sera au centre de l’attention catholique mondiale. Et chaque ville, de la capitale à la Moselle, en passant par les Pyrénées, vivra son propre temps fort.

