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Publié le vendredi 03 juillet 2026 dans la rubrique Paris

Paris intensifie la lutte contre les locations saisonnières illégales

La Ville de Paris remporte une victoire contre les locations illégales, relançant des procédures et imposant des amendes lourdes aux propriétaires.

La Ville de Paris intensifie sa lutte contre les locations saisonnières illégales, notamment celles proposées par des plateformes comme Airbnb. Récemment, un arrêt de la Cour de cassation a permis de relancer plusieurs procédures judiciaires contre des propriétaires, et les conséquences pourraient être significatives.

Une victoire judiciaire pour la Ville de Paris

Jacques Baudrier, adjoint au logement à Paris, a annoncé une victoire majeure dans le combat contre les meublés touristiques illégaux. La Cour de cassation a tranché en faveur de la Ville, en rejetant une question prioritaire de constitutionnalité qui menaçait une disposition clé de la loi Echaniz-Le Meur, prévue pour entrer en vigueur en novembre 2024. Cette loi donne à la Ville de nouvelles prérogatives pour traquer les locations saisonnières non conformes, avec des amendes dépassant les 50 000 euros.

Des procédures en attente

Avant cette décision, de nombreuses procédures étaient bloquées. La Ville de Paris avait au moins une centaine de cas en souffrance dans les tribunaux. Parmi eux, le dossier de Guillaume, propriétaire d’un meublé touristique dans le Xe arrondissement, qui avait tenté de contester la légalité de l’action de la mairie. En effet, il avait obtenu, selon ses dires, toutes les autorisations nécessaires en 2021 pour transformer son bien en location Airbnb.

Une loi qui complique la situation des propriétaires

La nouvelle loi impose des critères stricts concernant l’usage des biens immobiliers. Si un bien a été utilisé comme logement au cours des 30 dernières années, l’autorisation de changement de destination peut être refusée. Cela pose des problèmes pour des propriétaires comme Guillaume, qui affirment avoir acquis des biens à usage commercial.

Des enjeux financiers considérables

Guillaume fait face à des poursuites de la Ville, qui lui réclame 100 000 euros d’amende, ainsi que 78 000 euros par jour tant qu'il maintient son bien en location touristiques. Son avocate souligne que de nombreux propriétaires ont acheté leurs biens à un prix plus élevé en croyant acheter de l'immobilier commercial. Ils risquent maintenant d’être contraints de les convertir en logements classiques, ce qui pourrait entraîner des pertes financières colossales.

Des centaines de condamnations à anticiper

Jacques Baudrier a anticipé que des centaines de propriétaires pourraient être condamnés dans les mois à venir. Cela pourrait transformer le paysage locatif parisien, en incitant certains à remettre leurs meublés touristiques sur le marché de la location longue durée. La Ville espère ainsi répondre à la crise du logement qui frappe la capitale.

Une situation incertaine pour les propriétaires

Pour Guillaume et d'autres dans son cas, l'avenir est incertain. La bataille juridique se poursuit, avec l'espoir d'une issue favorable. La décision de la Cour de cassation, bien que respectant le principe de non-rétroactivité, soulève des questions sur l'équité envers ceux qui ont respecté les règles en vigueur avant l'application de la nouvelle loi.


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