Publié le dimanche 14 juin 2026 dans la rubrique Strasbourg
En Alsace, face à la répression des free parties, il faudra « faire plus attention ou aller plus loin »
Samedi 6 juin, près de mille personnes se sont rassemblées sur la place Kléber à Strasbourg, dans le Bas-Rhin, pour manifester leur soutien aux free parties, souvent ciblées par la répression. Sous un ciel radieux, les participants ont défilé en musique, brandissant des pancartes aux slogans percutants tels que « Free party is not a crime » ou encore des déclarations affirmant que « nos murs ont des oreilles, maintenant ils ont la parole ». Ce rassemblement vibrant a été rythmé par des performances de rappeurs et de DJs, alternant entre musique et prises de parole militantes.
Une ambiance festive et engagée
La foule, joyeuse et déterminée, a envahi les rues du centre-ville, célébrant la culture des free parties tout en exprimant son désaccord avec les mesures répressives qui les entourent. À chaque arrêt du char, les participants se sont rapprochés des enceintes, créant une atmosphère festive où le rythme des caissons a pris le pas sur les préoccupations quotidiennes. Les badauds, de tous âges, ont également participé à cette célébration, s’arrêtant pour profiter de l’ambiance musicale, hochant la tête ou tapant du pied en rythme.
Des revendications claires
Les slogans affichés par les manifestants témoignent d’un désir de résistance face à une législation jugée trop restrictive. Les participants ont clairement exprimé leur volonté de revendiquer un espace de liberté pour la musique et la fête. Les paroles des intervenants ont également souligné la nécessité de « faire plus attention ou aller plus loin », une invitation à réfléchir sur les moyens de préserver l’esprit des free parties tout en naviguant dans un cadre légal de plus en plus contraignant.
Une culture à défendre
Ce rassemblement à Strasbourg s’inscrit dans un mouvement plus large, celui de la défense d’une culture alternative qui prend racine dans l’amour de la musique et de la convivialité. Les free parties, bien que souvent associées à des problèmes de sécurité ou de nuisance, sont avant tout perçues par leurs adeptes comme une forme d’expression artistique et communautaire. Les participants ont ainsi réaffirmé leur attachement à cette culture, souhaitant que la répression ne puisse étouffer leur passion pour les événements festifs.

