Publié le mercredi 23 septembre 2026 dans la rubrique Suisse
Cybercriminalité : Des mineurs victimes de tortures en Suisse
Une réalité alarmante en Suisse
À Zurich, comme dans d'autres villes suisses, un phénomène inquiétant se propage sur les réseaux sociaux. Des mineurs, principalement des jeunes filles, sont victimes de cybercriminalité, où ils sont contraints à des actes de violence physique et sexuelle. Des plateformes telles que Telegram, Discord et Instagram deviennent des terrains de chasse pour des agresseurs qui exploitent la vulnérabilité des adolescents.
Des actes de torture filmés
Les victimes sont poussées à se scarifier et à se filmer, souvent en se mettant en scène avec le nom de leurs maîtres chanteurs. Ces enregistrements alimentent des galeries numériques, renforçant la position des agresseurs au sein de leur réseau. Plus les actes sont brutaux, plus le statut de ces maîtres chanteurs s'élève dans leur communauté. Ils n'hésitent pas à inciter leurs proies au suicide, parfois en diffusant ces tragédies en direct sur Internet.
Un phénomène de radicalisation inquiétant
Ce type de criminalité a été qualifié d'"extrémisme nihiliste violent", une forme de radicalisation en ligne qui glorifie la violence, sans motivation politique ou religieuse. Contrairement à des idéologies extrémistes plus connues, comme le djihadisme, ce phénomène semble valoriser la brutalité et le chaos comme des fins en soi. Les auteurs de ces crimes, principalement des jeunes hommes, ciblent délibérément des adolescentes, créant ainsi un nouveau type de violence de genre.
Des réseaux internationaux en action
Depuis 2020, des groupes tels que The Com, 764 et 1414 ont émergé sur Internet. Ces réseaux, dont certains prônent la violence physique et sexuelle, sont actifs en Suisse. Le groupe 764, par exemple, tire son nom du code postal d'un fondateur basé aux États-Unis. Les autorités suisses, en collaboration avec des médias, ont déjà identifié vingt cas liés à ces réseaux, mais il s'agit probablement que de la partie émergée de l'iceberg.
Les enquêtes en cours
Selon l'Office fédéral de la police (Fedpol), deux tiers des personnes concernées par ces affaires sont des victimes, des jeunes filles de 12 à 18 ans. Un tiers des auteurs sont légèrement plus âgés, dont beaucoup sont encore mineurs. Des enquêtes sont en cours pour des cas de coercition, diffamation, incitation au suicide et distribution de pornographie illégale, touchant toutes les régions linguistiques de Suisse.
La vigilance des proches et des autorités
Les enquêtes ont souvent été déclenchées grâce à la vigilance de l'entourage des victimes. Des amis ou des membres de la famille ont alerté les forces de l'ordre sur des comportements inquiétants, facilitant ainsi l'ouverture d'enquêtes criminelles. Les victimes reçoivent également un soutien psychologique pour faire face à ces traumatismes.
Des méthodes d'agression sophistiquées
Les agresseurs utilisent des stratégies élaborées pour piéger leurs victimes. Ils se présentent comme des amis ou des partenaires amoureux sur des plateformes en ligne reconnues. Pendant cette phase, ils collectent des informations personnelles et établissent des dossiers détaillés sur elles, qu'ils exploitent ensuite pour exercer des pressions. Les demandes deviennent de plus en plus extrêmes, allant de la demande de photos nues à l'incitation à des actes de violence envers elles-mêmes ou autrui.


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