Publié le vendredi 02 octobre 2026 dans la rubrique Suisse
Guy Parmelin salué par les partis bourgeois et tancé par les Vert-e-s pour sa politique de libre-échange
Guy Parmelin, conseiller fédéral de l'UDC, reçoit des louanges de la part des partis bourgeois pour son engagement au service de la Suisse.
L'UDC met en avant ses réalisations tant au sein du Département fédéral de la défense, de la population et des sports (DDPS) qu'à la tête du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR).
Le parti se félicite de sa capacité à renforcer l'armée et à améliorer la place économique de la Suisse.
L'UDC souligne son action en faveur de marchés ouverts, permettant à la Suisse, en tant que nation exportatrice, d'élargir et de diversifier ses relations commerciales.
Alors que l'UDC exprime sa satisfaction, les autres partis bourgeois commencent à émettre des suggestions concernant la succession de Parmelin.
Le PLR insiste pour que la liste des candidats à sa succession inclue des personnalités de la Suisse latine.
De son côté, le Centre attend que le nouveau ministre favorise une collaboration constructive au sein du Conseil fédéral.
Le Parti Vert'libéral (PVL) adopte une approche plus analytique et se concentre sur l'importance d'agir pour le bien commun.
Le PVL prévoit d'auditionner les candidats avant de décider de son soutien.
Le parti souligne que la Suisse traverse un moment crucial, évoquant les relations avec l'Europe, la protection du climat et les enjeux commerciaux dans un contexte international difficile.
Les réactions personnelles au départ de Parmelin ne manquent pas.
La conseillère nationale Katja Christ (PVL/BS) a exprimé son appréciation pour leur collaboration, notamment pour l'humour de Parmelin.
Jürg Grossen, président du PVL, a également salué leur partenariat.
Par ailleurs, Damien Cottier, chef du groupe PLR et conseiller national neuchâtelois, a souligné la modestie et l'accessibilité de Parmelin, des qualités qui reflètent l'esprit suisse.
Les Vert-e-s, bien qu'ils reconnaissent l'engagement de Parmelin, critiquent sévèrement sa politique commerciale.
Ils la qualifient de "ratée" et estiment qu'elle incarne une politique régressive de la droite bourgeoise.
Les écologistes dénoncent une approche de libre-échange qu'ils jugent dépassée et nuisible pour l'avenir.
Des accords avec des pays comme le Mercosur, la Chine ou la Malaisie sont pointés du doigt pour leur impact sur la durabilité, la protection du climat et le respect des droits humains.
Le Parti socialiste (PS) offre un bilan nuancé de la gestion de Parmelin.
D'une part, il reconnait un compromis significatif obtenu sur la protection des salaires dans le cadre des Bilatérales III.
D'autre part, Cédric Wermuth, président du PS Suisse, critique le manque d'initiatives pour garantir des loyers abordables.
Le PS déplore également l'absence de normes contraignantes sur les droits humains et la protection de l'environnement dans les accords de libre-échange signés sous la direction de Parmelin.
Concernant la succession, le PS a des attentes claires.
Il souhaite que le futur conseiller fédéral reconnaisse la collégialité et respecte les décisions démocratiques, des valeurs que, selon eux, Albert Rösti, l'autre membre UDC du Conseil fédéral, a négligées ces dernières années.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.