Publié le samedi 12 septembre 2026 dans la rubrique Suisse
Refus d'embarquement pour un chien d'assistance : une expérience frustrante à Genève
À l'aéroport de Genève, une Vaudoise de 29 ans, Amanda, a vécu une expérience frustrante en tentant d'embarquer avec son chien d'assistance, Charlie. Malgré plusieurs vols effectués sans incident, la compagnie Brussels Airlines a refusé son accès à l'avion en raison de l'absence d'une muselière pour l'animal. Ce refus a conduit à une attente de cinq heures avant qu'elle ne puisse finalement embarquer sans cette contrainte.
Un chien d'assistance indispensable
Charlie, le compagnon d'Amanda, est bien plus qu'un simple animal de compagnie. Éduqué pour l'assister dans ses tâches quotidiennes, il l'aide à ramasser des objets, à prévenir des crises de glycémie et à ouvrir son sac pour ses médicaments. Amanda, qui vit avec plusieurs handicaps, s'appuie sur Charlie pour lui offrir une plus grande autonomie. Le port d'une muselière, selon elle, entraverait gravement ses capacités à accomplir ces missions essentielles.
Une situation devenue ingérable
Le jour du voyage, Amanda ne s'attendait pas à ce que son chien d'assistance soit un obstacle à son embarquement. « J'ai volé six fois avec lui, et on ne me l'avait jamais demandé », a-t-elle déclaré, visiblement encore sous le choc. Les complications ont commencé au guichet d'embarquement, où le personnel a ignoré ses explications. Malgré l'annonce préalable de la présence de Charlie, les agents ont maintenu leur exigence de muselière.
Des efforts vains et un traitement inacceptable
Face à cette exigence, la mère d'Amanda a parcouru l'aéroport à la recherche d'une muselière, mais sans succès. Finalement, Amanda a été réaffectée sur un vol cinq heures plus tard, sans muselière. La jeune femme a aussi exprimé son indignation face à l'inefficacité du service d'accessibilité de l'aéroport, qui n'a pas fourni le fauteuil roulant demandé à temps. Ce n'est qu'après avoir fait une crise d'hypoglycémie qu'elle a été prise au sérieux.
Des règles à clarifier
Les compagnies aériennes, y compris Brussels Airlines, affirment que les chiens d'assistance sont les bienvenus tant qu'ils se comportent convenablement. Cependant, la nécessité d'une muselière est souvent perçue comme une mesure contradictoire, surtout pour des animaux formés à agir dans des contextes variés. Amanda a souligné que forcer un chien d'assistance à porter une muselière pourrait nuire à son comportement, ce qui va à l'encontre de leur formation.
Des excuses et des réponses attendues
Brussels Airlines a reconnu la confusion engendrée par des informations peu claires sur leur site concernant l'obligation de muselière. La compagnie a modifié ses indications pour éviter de tels incidents à l'avenir. Cependant, Amanda reste frustrée par le traitement qu'elle a reçu et par le manque de communication sur les exigences de voyage. « Pourquoi ne m'avoir pas fait signer un formulaire mentionnant la muselière au départ ? » s'interroge-t-elle.
Un avenir incertain pour les voyages avec un chien d'assistance
Ce cas soulève des questions sur les protocoles en matière de chiens d'assistance dans les transports aériens. Amanda espère que son expérience fera évoluer les pratiques afin que d'autres voyageurs ne rencontrent pas les mêmes obstacles. La situation laisse un goût amer, car elle aurait souhaité être écoutée et recevoir des excuses immédiates au lieu d'une situation si éprouvante.


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