Publié le lundi 31 août 2026 dans la rubrique Suisse
La Suisse libère 16 000 tonnes de fourrage pour soutenir l'alimentation animale
À partir de maintenant et jusqu'à la fin février 2027, un total de 16'000 tonnes de fourrage destiné à l'alimentation animale pourra être prélevé des stocks obligatoires en Suisse. Cette décision a été annoncée par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE) et vise à répondre aux défis d'approvisionnement actuels.
Contexte de la décision
Cette initiative, mise en œuvre par Roland Pfister, délégué à l'approvisionnement économique, est motivée par des problèmes d'importation causés par des facteurs environnementaux. La baisse persistante du niveau des fleuves Rhin et Danube, qui sont des voies de transport cruciales pour ces marchandises, a fortement perturbé l'approvisionnement. De plus, une longue période de sécheresse a diminué la production locale de fourrage, rendant la situation encore plus difficile.
Réaction des agriculteurs
L'Union suisse des paysans, contactée sur le sujet, ne s'attend pas à ce que cette mesure ait des répercussions notables sur les prix des aliments pour animaux. Selon elle, cette décision est sage et devrait permettre de maintenir la stabilité des prix, sans provoquer d'augmentation ni de baisse significative.
Problèmes logistiques
Sur les marchés mondiaux, l'offre de protéagineux reste jugée suffisante. Cependant, les difficultés se situent principalement au niveau des infrastructures de transport. Les importateurs peinent à acheminer la marchandise nécessaire, car les capacités de transport, que ce soit par la route ou par le rail, sont déjà saturées par d'autres produits. Malgré cela, l'approvisionnement en biens essentiels pour le pays demeure garanti.
Dépendance aux importations
La Suisse dépend presque entièrement des importations pour ses protéagineux, tels que le tourteau de soja, qui constituent une source de protéines essentielle pour les bovins, les porcs et la volaille. Ces produits sont généralement mélangés à des céréales pour constituer des aliments composés, ce qui en fait un élément clé de l'alimentation animale.
Possibilité de libération totale des réserves
En cas d'aggravation de la situation, Guy Parmelin, chef du Département de l'économie, pourrait ordonner la libération de l'intégralité des réserves. Ces réserves sont conçues pour répondre aux besoins du pays pendant une période de deux mois. Une situation similaire avait déjà eu lieu en 2018, mais à l'époque, la libération des stocks n'avait finalement pas été nécessaire, la situation s'étant améliorée rapidement.


Laisser un commentaire
Votre commentaire sera vérifié avant sa publication.