Publié le mercredi 05 août 2026 dans la rubrique Suisse
Les tarifs aériens élevés au départ de Zurich : l'impact du monopole de Lufthansa
Au départ de Zurich, les passagers se retrouvent souvent confrontés à des tarifs aériens élevés en raison du quasi-monopole exercé par le groupe Lufthansa. Ce constat, révélé par la «Handelszeitung», met en lumière la dynamique des prix sur certaines liaisons, celles où la concurrence est absente.
Des prix exorbitants en situation de monopole
Une analyse des tarifs moyens appliqués l'an dernier par Lufthansa montre que les vols réalisés sans concurrence sont en moyenne 31% plus chers. Cela concerne notamment les liaisons opérées par Swiss, la principale filiale de Lufthansa. Cette situation se traduit par des coûts significativement plus élevés pour les passagers.
Exemples frappants de tarifs
Un cas emblématique est la liaison entre Vienne et Zurich, assurée uniquement par Austrian Airlines, également membre du groupe Lufthansa. Mercredi dernier, le prix d'un billet en classe économique pouvait atteindre 945 francs, un montant qui dépasse même celui d'un vol de dix heures vers Bangkok. En moyenne, les passagers doivent débourser 440 francs pour cette liaison.
Comparaison avec les lignes concurrentielles
À l'opposé, la ligne Zurich-Rome, où Swiss fait face à la concurrence d'ITA Airways et d'EasyJet, affiche des tarifs bien plus abordables. En moyenne, les prix des compagnies de Lufthansa se chiffrent à 162 francs pour un vol direct, tandis qu'EasyJet propose des billets à partir de 62 francs. Cette différence de prix souligne l'impact de la concurrence sur les tarifs.
Un contrôle important des créneaux
Le groupe Lufthansa gère environ 90 lignes sans aucune concurrence au départ ou à destination de la Suisse. À Zurich, il détient 63% des créneaux de décollage et d'atterrissage, contre seulement 13% à Genève. Cette domination sur le marché zurichois contribue à maintenir des prix élevés, limitant les options pour les passagers.
Réponse de Swiss aux accusations
Interrogé par 20 Minuten, un porte-parole de Swiss, Michael Pelzer, a rejeté les accusations d'abus de position dominante. Il a expliqué que les tarifs sont principalement influencés par l'offre et la demande, mais aussi par les coûts d'exploitation, le prix du carburant, ainsi que les investissements réalisés pour améliorer l'expérience client et la durabilité. Pelzer a également précisé que les tarifs évoluent en fonction du taux de remplissage des avions et du moment de la réservation.


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