Publié le vendredi 12 juin 2026 dans la rubrique Toulouse
Démantèlement d'un point de deal à Toulouse : sept interpellations
La rue Arnaud-Vidal, située en plein centre de Toulouse, a été le théâtre d'une opération policière d'envergure, menée par plus d'une centaine de policiers au petit matin du lundi 8 juin. À 6 heures, les forces de l'ordre ont investi ce secteur, après trois mois d'enquête sous l'égide du parquet de Toulouse. Ce point de deal, établi dans cette petite rue proche du canal du Midi, était devenu une source de nuisances pour les résidents et commerçants. Son évacuation a eu lieu avant même l'ouverture des volets des commerces.
Une opération coordonnée
L'opération a mobilisé divers services, incluant la police judiciaire de Toulouse, des agents de la voie publique de la DIPN de Haute-Garonne, ainsi que des unités du RAID et des CRS. La police municipale de Toulouse a également participé à cette intervention. Au total, sept individus ciblés ont été arrêtés, en plus de deux consommateurs, tous placés en garde à vue, laquelle a été prolongée de quarante-huit heures suite à la décision du juge des libertés et de la détention.
Des saisies impressionnantes
Les perquisitions effectuées ont révélé l’ampleur du trafic qui s’était installé dans le quartier. Les policiers ont mis la main sur 1 376,5 grammes de cocaïne, 24,3 grammes de résine de cannabis, ainsi que 68 comprimés de prégabaline et 56 comprimés de Lyrica. En outre, 10 406,70 euros en espèces ont été saisis, de même qu’un matériel de conditionnement, des balances de précision et plusieurs téléphones. Fait surprenant, la saisie a inclus plus de 3 000 euros en pièces de monnaie, soit près de vingt kilos, témoignant d’un commerce de petites transactions, souvent au demi-gramme.
Un trafic organisé
Les investigations ont mis en lumière l’existence de deux équipes se partageant le secteur de la rue Arnaud-Vidal et d’un campement situé entre le boulevard de la Gare et l’avenue de la Gloire. Les surveillances ont permis d'identifier des vendeurs réguliers, des ravitailleurs et des membres présumés de cette organisation. Deux hommes, âgés de 48 et 57 ans, ont reconnu leur implication et seront jugés ce mercredi dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Des suspects aux rôles variés
Les cinq autres suspects, dont un homme de 51 ans soupçonné d'être à la tête du trafic, seront présentés en comparution immédiate. Les autres, âgés de 19 à 24 ans, sont fortement impliqués dans des rôles de stockage, d’approvisionnement ou de vente. L'un d'eux a admis conserver l'argent du trafic, sans incriminer les autres. Un autre a mentionné travailler pour un certain H., sans que les enquêteurs ne parviennent à identifier cette personne à ce stade.
Un démantèlement plus large
Mis à part le quinquagénaire, connu pour des antécédents criminels, les autres suspects n’avaient pas de casier judiciaire. La plupart se trouvent en situation irrégulière sur le territoire national et sont défendus par plusieurs avocats. Cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de "Ville sécurité renforcée". Le campement servant de point de vente a été démantelé, tout comme deux autres campements de marginaux le long du canal du Midi.

