Publié le mardi 15 septembre 2026 dans la rubrique Toulouse
Élections municipales à Tournefeuille : recours et irrégularités en Haute-Garonne
Les électeurs de Tournefeuille, en Haute-Garonne, pourraient être appelés à voter de nouveau pour élire leur maire dans les mois à venir. Lors du second tour des élections municipales du 22 mars, Frédéric Parre, candidat du Parti Socialiste, a remporté le scrutin avec une avance d'une seule voix sur Laurent Soulié de Renaissance. Ce dernier a immédiatement contesté l'élection en déposant un recours, actuellement examiné par le tribunal administratif de Toulouse.
Un recours sous examen
Le tribunal, qui se penche sur cette affaire, a déjà reçu l'avis du rapporteur public. Ce magistrat a recommandé l'annulation de l'élection, citant une voix litigieuse provenant du bureau 14. Un bulletin, contenant une carte d’électeur, aurait dû être déclaré nul mais a été compté en faveur de Frédéric Parre. Étant donné l'écart réduit des voix, cette seule incertitude pourrait suffire à invalider le résultat.
Les irrégularités relevées
En plus de la voix contestée, quatre autres irrégularités ont été signalées par la préfecture, qui demande également l'annulation du scrutin. Au bureau n° 20, par exemple, 638 bulletins ont été enregistrés alors que seulement 635 votants étaient présents. De même, au bureau n° 9, le dépouillement a révélé 671 bulletins pour 670 émargements. Ces anomalies jettent un doute sur la régularité du processus électoral.
Les candidats en campagne
Les deux principaux candidats commencent déjà à préparer leur campagne pour un éventuel nouveau scrutin. Frédéric Parre se déclare "confiant" et prêt à continuer son action, axée sur la tranquillité publique, le social et l'écologie. Laurent Soulié exprime également sa confiance, soulignant que ses propositions ont été partiellement adoptées par l'équipe sortante, mais il préfère toujours l'original à la copie.
La situation à Castanet et ailleurs
À Castanet, Jordan Puissant, battu de 42 voix, conteste également son élection en invoquant des irrégularités selon son équipe. Cependant, le rapporteur public ne trouve pas de preuves suffisantes pour justifier une annulation, préconisant de confirmer l’élection de Pascal Chicot (PS).
Les autres communes concernées
Dans d'autres communes, les écarts de voix sont plus importants. À Colomiers, Thomas Lamy ne conteste pas la réélection de Karine Traval-Michelet (PS) au premier tour, malgré des préoccupations sur l'équité de la campagne. À Saint-Orens, Aude Lumeau-Préceptis (PS) a été battue par Dominique Faure au premier tour, mais elle souhaite soumettre des irrégularités aux juges. Enfin, à Castelginest, Grégoire Carneiro a été réélu avec 67 % des voix, mais fait face à des contestations de l'opposition.
La situation à Toulouse
À Toulouse, la confrontation entre Jean-Luc Moudenc et François Piquemal (LFI) se poursuit. Ce dernier a déposé un recours, dénonçant des manipulations numériques durant la campagne, bien que l'organisme Viginum n'ait pas réussi à identifier de commanditaire. Jean-Luc Moudenc, de son côté, a remporté le scrutin avec plus de 13 000 voix d'avance, ce qui rend improbable une annulation de l’élection.
Le tribunal examinera aussi le recours d'un candidat PS à Cugnaux, qui n'a pas été qualifié pour le premier tour. La situation dans ces communes de Haute-Garonne reste donc tendue, avec des perspectives d'élections à venir en fonction des décisions judiciaires.


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