Publié le mardi 09 juin 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Mobilisation exceptionnelle pour le Planning familial après la suppression de subvention
Carpentras, dans le Vaucluse, est au cœur d'une controverse suite à la suppression d'une subvention de 3 000 euros par la mairie dirigée par le Rassemblement national. Cette décision a poussé le Planning familial de Vaucluse à lancer un appel aux dons, qui a rapidement rencontré un fort soutien.
Une mobilisation rapide
En moins de 24 heures, l'association a réussi à récolter plus de 4 000 euros grâce à la générosité des donateurs. Ce montant témoigne de la solidarité de la communauté envers le Planning familial, qui accompagne chaque année près de 25 000 personnes dans l'accès à la contraception et à l'avortement. Dans une publication sur Facebook, l'association a exprimé sa gratitude : "Cette vague de soutien nous réchauffe le cœur", soulignant l'importance de cette aide pour leur équipe.
Les raisons derrière la suppression de la subvention
Le maire de Carpentras, Hervé de Lépinau, a justifié cette décision en affirmant que le Planning familial "ne cesse de taper sur le RN". Il a également critiqué une campagne d'affichage parisienne de l'association, déclarant qu'elle ne devait pas "pourrir davantage le cerveau" des citoyens et qu'elle devait éviter d'aggraver les questions d'identité. Cette justification a suscité des inquiétudes au sein de l'association, qui se demande si la coupure de fonds ne pourrait pas devenir une arme politique dans le futur.
Le Planning familial dans une position délicate
Malgré ce soutien financier inattendu, le Planning familial reste vigilant. L'association redoute que la décision de la mairie ne soit qu'un début et qu'elle mette en péril ses activités essentielles. En effet, la suppression de subventions publiques peut avoir des conséquences directes sur les services offerts aux citoyens, notamment dans un contexte où les droits sexuels et reproductifs sont de plus en plus contestés.
Cette situation à Carpentras illustre les tensions croissantes entre les élus locaux et les organisations qui militent pour les droits des femmes, soulignant un climat politique de plus en plus polarisé autour de ces questions essentielles.

