Publié le vendredi 17 juillet 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Le braquage du siècle à Nice : 50 ans de mystère et d'évasion
Nice, Alpes-Maritimes. En juillet 1976, un braquage hors norme défraye la chronique : la salle des coffres de la Société Générale est dévalisée par un tunnel creusé depuis les égouts. Cinquante ans plus tard, l'affaire continue de captiver.
Un tunnel creusé pendant trois mois et demi
L'opération s'est déroulée en toute discrétion, du 16 au 19 juillet 1976. Pendant trois mois et demi, les malfaiteurs ont creusé chaque nuit sans interruption. Didier Caulier, complice jamais condamné, raconte : « On a creusé pendant trois mois et demi, sans interruption. On a creusé toutes les nuits. » Le tunnel, creusé dans les égouts, permettait d'accéder directement à la salle des coffres de l'agence bancaire. Un travail de fourmi, mené avec une organisation millimétrée.
Un butin colossal et un message resté célèbre
Plus de trois cents coffres ont été vidés de leur contenu. Le butin atteint 46 millions de francs, l'équivalent d'environ 38 millions d'euros aujourd'hui. Argent liquide, lingots d'or : le magot est colossal. Mais ce qui frappe encore, c'est le message laissé par les braqueurs : « Ni arme, ni violence et sans haine ». Un slogan qui deviendra emblématique de ce casse spectaculaire, où aucun coup de feu n'a été tiré.
Albert Spaggiari, le cerveau qui s'est évadé
Derrière ce braquage se cache un homme, Albert Spaggiari. Surnommé le cerveau, il est arrêté en octobre 1976. Mais le 10 mars 1977, lors de son interrogatoire au palais de justice de Nice, il parvient à s'évader en sautant par la fenêtre du bureau du juge. S'ensuit une cavale de douze ans à travers l'Argentine, le Chili et le Brésil. Il meurt finalement en Italie, emportant avec lui le secret du butin. Car l'essentiel des 46 millions de francs n'a jamais été retrouvé. Un mystère qui, cinquante ans après, continue de fasciner les Niçois.


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