Publication le 15 juillet 2026 · Mis à jour le lundi 20 juillet 2026 dans la rubrique Cote d'Azur
Un automobiliste de 29 ans mortellement blessé par un policier lors d'une course-poursuite près d'Avignon
Un automobiliste de 29 ans a trouvé la mort dans la nuit de mardi à mercredi, au Pontet puis à Vedène, près d'Avignon. Un policier municipal a ouvert le feu après un refus d’obtempérer. Le fonctionnaire, mis en examen pour violences volontaires, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer.
La course poursuite et les tirs
Tout commence vers 2h30. Des policiers municipaux repèrent une Renault Clio dont la conduite leur paraît dangereuse. Le conducteur refuse de s’arrêter et prend la fuite. Un premier équipage tente de le bloquer au Pontet, sans succès.
L’automobiliste file en direction du péage d’Avignon-Nord, sur l’autoroute A7. Un second équipage arrive en renfort. Un policier sort de son véhicule et essaie d’interpeller le conducteur côté passager. L’homme effectue une marche arrière. Deux autres agents s’approchent pour tenter de le raisonner.
C’est à ce moment que le conducteur repart. Selon le parquet, deux tirs consécutifs sont alors tirés par un agent. L’automobiliste décède quelques minutes plus tard. Avant cela, aux abords du péage, il avait roulé sur le pied d’un autre policier municipal.
Le conducteur : un profil déjà connu
L’homme décédé n’en était pas à son premier contact avec la justice. Il était déjà connu des services pour des faits similaires. Placé en liberté conditionnelle depuis peu, il sortait d’une incarcération. Son véhicule, une Renault Clio, avait été repéré pour une conduite dangereuse.
Âgé de 29 ans, il n’a pas survécu aux blessures par balle. Les circonstances exactes de son décès feront l’objet de l’enquête en cours.
Le policier mis en examen et les enquêtes
Le policier municipal auteur des tirs a été placé en garde à vue dès la nuit des faits. Le parquet d’Avignon a requis sa mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Le magistrat instructeur a finalement retenu le chef de « violences volontaires ».
Le fonctionnaire a été déféré devant un juge. Le parquet a également demandé son placement sous contrôle judiciaire, avec notamment une interdiction d’exercer ses fonctions. Cette mesure a été ordonnée.
Deux enquêtes distinctes sont ouvertes. L’une vise le conducteur pour refus d’obtempérer. L’autre cible le policier pour les violences ayant entraîné la mort. Ces procédures devront déterminer la légalité et la proportionnalité de l’usage des armes.
Les faits se sont déroulés dans le Vaucluse, sur un secteur fréquenté aux abords de l’A7. Le drame relance le débat sur les conditions d’intervention des polices municipales et les tirs en cas de refus d’obtempérer. Pour l’heure, l’enquête suit son cours.


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