Publié le lundi 22 juin 2026 dans la rubrique Lyon
Conseil de Métropole de Lyon : tensions autour de l'affaire Abreu
Lundi 22 juin, les élus de la Métropole de Lyon se retrouvent au 20, rue du Lac. Cette session est la première depuis les révélations de la plainte pour violation avec soumission chimique déposée par une élue lyonnaise contre Roman Abreu, l’ancien directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, toujours présumé innocent. L’atmosphère promet d’être explosive.
L’affaire Abreu, une machine à réactions
Depuis que plusieurs médias locaux ont mis au jour cette plainte, les communiqués et prises de position s’enchaînent. Chaque jour apporte son lot de nouvelles pièces. Aucun camp ne reste silencieux. L’affaire a pris une ampleur qui dépasse largement les murs de l’hôtel de la Métropole. Les élus doivent maintenant gérer les retombées politiques et médiatiques, alors que le sujet s’invite dans le débat public lyonnais.
Les dernières déclarations en date viennent du patron du département du Rhône, Christophe Guilloteau. Le mercredi 17 juin, l’élu LR a estimé que « les femmes, les mamans » portaient une plus grande responsabilité dans cette affaire. Une phrase qui a immédiatement suscité l’indignation et ravivé les tensions. Les associations féministes et plusieurs élus de la majorité métropolitaine ont vivement réagi, dénonçant des propos jugés irresponsables et culpabilisants.
Une séance sous pression politique
Ce conseil de Métropole était déjà annoncé tendu. Il s’annonce carrément brûlant. Les débats devront aborder des sujets habituels, mais c’est l’affaire Abreu qui occupera les esprits. Personne n’attend de compromis ni d’apaisement. Les positions sont tranchées, les rancœurs accumulées. Les élues, en particulier, entendent ne pas laisser passer les propos de Guilloteau sans réponse ferme.
La réunion pourrait devenir un révélateur des fractures qui traversent la vie politique lyonnaise. D’un côté, ceux qui exigent la transparence et des actions concrètes contre les violences sexistes. De l’autre, ceux qui appellent à la présomption d’innocence pour Roman Abreu et dénoncent une instrumentalisation. Le conseil de lundi ne résoudra rien, mais il marquera une étape dans une affaire qui ne fait que commencer.


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