Publié le mardi 26 mai 2026 dans la rubrique Lyon
Fermeture d'un barber shop à Villefranche-sur-Saône pour emploi illégal de travailleurs étrangers
La préfecture du Rhône a décidé de fermer temporairement le salon de coiffure-barber “Gentleman Barber”, situé au 141 rue Paul Bert à Villefranche-sur-Saône. Cette fermeture d’un mois fait suite à des abus constatés concernant l’emploi de travailleurs sans papiers, précisant ainsi des violations sérieuses du droit du travail.
Contexte de la fermeture administrative
L’arrêté de fermeture a été signé le 7 mai 2026, et a été initié suite à un contrôle mené par le Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) le 29 octobre 2025. Pendant cette opération, les policiers de la direction interdépartementale ont relevé des cas de travail dissimulé, notamment l’embauche d’un individu étranger qui ne possédait pas les autorisations nécessaires pour travailler en France.
Description des infractions
Au cours d'une intervention ultérieure, les agents ont trouvé le commerce ouvert, mais avec un seul employé, un ressortissant tunisien, qui travaillait sans autorisation. Ce constat a révélé que l’établissement ne respectait pas les obligations légales en matière de travail des étrangers. Le salon était déjà sous le coup d’un premier arrêté en raison de la présence de deux autres étrangers en situation irrégulière lors d’un précédent contrôle.
Profil du gérant et des employés
Le gérant officiel du salon n’était pas présent lors des interventions, ce qui soulève des questions sur la gestion des personnels et les pratiques de l’établissement. L’enquête a mis en lumière que l'homme en charge du lieu, né en 1993 et de nationalité tunisienne, gérait les opérations du salon sans autorisation de travail valide. Cela constitue une infraction au Code du travail.
Conséquences pour l’établissement
Selon les données recueillies, la société ILIS Gentleman Barber, enregistrée au registre du commerce depuis mai 2024, compterait entre six et sept employés. La gravité des infractions constatées a conduit à cette fermeture administrative, mais également à des mesures de répression possibles contre les dirigeants, notamment des amendes pouvant aller jusqu'à 3 750 euros et des peines d'emprisonnement de deux mois en cas de non-respect des directives préfectorales.
Réaction des autorités
Les autorités locales ont justifié cette décision par la répétition et la gravité des infractions relevées. Cette mesure vise à lutter contre les abus dans le domaine du travail, en protégeant les droits des travailleurs et en garantissant que les employeurs respectent la législation régissant l'emploi des étrangers.

