Publié le jeudi 21 mai 2026 dans la rubrique Lyon
Grève des enseignants au lycée Pierre Brossolette : des classes surchargées et des conditions de travail difficiles
Le lycée Pierre-Brossolette, situé à Villeurbanne dans le département du Rhône, est récemment le théâtre d'un mouvement de grève orchestré par ses enseignants. Réunis le jeudi 21 mai, ceux-ci exigent une diminution du nombre d'élèves par classe, alors qu'ils se retrouvent confrontés à une situation préoccupante.
Des classes surchargées
Actuellement, le lycée accueille 1250 élèves, un chiffre bien au-delà de sa capacité initiale. En classe de seconde, les professeurs doivent composer avec une moyenne de 35 élèves par groupe. Les enseignants mettent en avant que la réduction à 32 élèves constituerait un progrès significatif. Hugo Dorgere, professeur d'anglais au sein de l'établissement, souligne l'urgence de la situation : « Passer à 32, ce serait déjà un début d’allègement », insiste-t-il.
Des conditions de travail difficiles
Les professeurs déplorent non seulement le trop grand nombre d’élèves, mais également les conséquences sur les conditions de travail. Hugo Broyer, enseignant de français, évoque les problèmes logistiques engendrés par ces surcharges : « Il n’y a même pas assez de chaises quand un AESH (Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap) vient dans la classe ». Ces difficultés créent une atmosphère tendue au sein de l’établissement, impactant la qualité de l'enseignement.
Une demande croissante d’effectifs
Chaque année, le nombre d'élèves similaires à ceux de second année ne cesse d'augmenter. En 2026, le lycée comptera douze classes de seconde, alors que seulement dix étaient en place deux ans auparavant. Cette hausse s'accompagne d'un manque d'accompagnement financier et humain. Pour les enseignants, il est essentiel que les décisions soient prises rapidement afin d’améliorer les conditions d’enseignement.
Des besoins fondamentaux non satisfaits
Les enseignants mettent en avant le besoin urgent de revoir les chiffres liés à l’effectif des classes. En effet, un cadre idéal pourrait voir 20 élèves en seconde et 24 en première et terminale. Cependant, l'idée du budget alloué par l'Éducation nationale laisse les enseignants sceptiques. À ce sujet, l'un d’eux déclare : « Mais l’Éducation nationale ne donne que des miettes, on le sait ». Cette déclaration résume bien le sentiment général de frustration face à la réalité des moyens disponibles.
Un mouvement qui s'inscrit dans une dynamique plus large
Cette grève au lycée Pierre-Brossolette s'inscrit dans un mouvement plus vaste qui touche d'autres établissements dans la région. Les enseignants, réunis pour défendre des classes moins surchargées, réclament une refonte des priorités dans la manière dont l'éducation est financée. Ils espèrent ainsi attirer l'attention des autorités sur des problématiques qui ne concernent pas uniquement leur établissement, mais qui touchent l'ensemble du système éducatif.

