Publié le lundi 14 septembre 2026 dans la rubrique Montpellier
Les policiers de l'Hérault en colère pour des inégalités salariales
Des manifestations pour des revendications salariales
Ce lundi 14 septembre, plusieurs policiers de l'Hérault, notamment à Montpellier, se rassemblent pour exprimer leur mécontentement face aux inégalités salariales au sein de leur corps. Bruno Mengibar, délégué départemental du syndicat Unité1, souligne l'absurdité de la situation : "On nous explique qu’il n’y a plus d’argent pour rien, mais il y en a pour certains, qui sont déjà les mieux payés !" Cette démonstration vise à dénoncer des primes conséquentes attribuées aux commissaires, alors que les gardiens de la paix se voient négliger.
Des primes élevées pour les commissaires
Lors d'un comité social ministériel organisé en juin à Paris, des augmentations salariales significatives ont été accordées, atteignant jusqu'à 1 300 euros mensuels pour les grades les plus élevés. Ces bénéfices profitent essentiellement au corps de conception et de direction, c'est-à-dire aux commissaires de police. Bruno Mengibar reconnaît que ces augmentations peuvent être justifiées, mais il questionne la logique d’un budget qui semble privilégier un corps déjà bien rémunéré :
"On ne peut pas invoquer le fait qu’il n’y ait plus d’argent pour les gardiens, et en trouver pour un corps en particulier, qui est déjà au sommet des rémunérations." Les commissaires, en plus de leurs salaires, bénéficient également de primes de résultats, tandis que les gardiens ne peuvent espérer qu'une prime annuelle de 300 à 500 euros sur trois ans.
Des rassemblements dans toute la région
Les manifestations se tiennent à Montpellier et Béziers le 14 septembre, suivies d’actions à Nîmes, Sète, Mende et Perpignan le 15 septembre. Dans ces villes, les policiers comptent faire entendre leur voix et leur frustration. Bruno Bartocetti, délégué Unité pour la zone sud, évoque le sentiment d'indécence qui prévaut parmi les gardiens : "C’est bien pour les commissaires, mais notre grille n’est pas augmentée, alors que nous sommes les premiers à subir sur le terrain."
Une situation de crise pour les gardiens
Le contexte actuel aggrave le mécontentement. Les policiers se sentent abandonnés, surtout avec 13 000 d'entre eux blessés chaque année en France. "On nous dit que nous sommes dans un contexte de disette budgétaire, notre point d’indice est gelé depuis 2010", rappelle Bruno Mengibar. La situation des véhicules est également préoccupante : aucun n'a été commandé pour 2025 et 2026, et les seuls véhicules neufs reçus ont été commandés avant les Jeux Olympiques.
Un appel à la justice salariale
Les policiers de l'Hérault et d'ailleurs demandent des ajustements pour rétablir une forme d'équité salariale. Alors que les commissaires bénéficient de primes et de sauts de carrière, les gardiens se retrouvent en première ligne, exposés à des conditions de travail difficiles, sans soutien financier suffisant. Cette mobilisation vise à rappeler aux autorités que chaque maillon de la chaîne mérite reconnaissance et respect.


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